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La France pèse peu dans les commandes d’Alstom

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INFOGRAPHIE- La direction du groupe Alstom a réaffirmé son intention de fermer le site symbolique de Belfort. Si le groupe affiche de bons résultats en 2016, en particulier à l’international, la France ne représente plus que 19% de son chiffre d'affaires.

En mai 2016, Alstom publie un communiqué enthousiaste, indiquant une "année commerciale record" sur l'exercice 2015-2016. Le carnet de commandes a grossi: l’entreprise ferroviaire a reçu pour 10,7 milliards d’euros de commandes en 2016, 10 milliards en 2016 et 6,1 milliards en 2014. Comment expliquer alors l’annonce de la fermeture de Belfort, l’un de ses sites les plus emblématiques quelques mois après?

"Ce que j'ai fait pour Alstom à l'étranger, Alstom doit le faire pour la France", déclarait François Hollande lundi dernier en s’adressant au groupe. Le président de la République rappelait alors qu'il avait donné de sa personne pour décrocher des commandes au groupe à l'étranger. 

Avec, a priori, un certain succès. L’entreprise de développe très bien à l’international. 3,2 milliards d’euros pour des locomotives électriques en Inde, des trains Pendolino en Italie, des trains régionaux en Belgique, en Allemagne et en Algérie, des locomotives en Azerbaïdjan… Si bien que seulement 19% de son chiffre d’affaires a été réalisé en France entre mars 2015 et mars 2016.

La stratégie du groupe est d’installer ses sites industriels près du lieu de vente de ses trains. En effet, Alstom accompagne bien souvent ses contrats ferroviaires par des contrats de maintenance et de signalisation. Rien d’étonnant, donc, de trouver des dizaines d’usines Alstom partout dans le monde, du Brésil jusqu’en Inde. Ainsi, les commandes françaises ne représentent qu'une fraction du total emmagasiné par Alstom Transports.

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Source : Rapports financiers annuels de Alstom

Emeline Gaube