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GM, un constructeur automobile sauvé par l’Etat

GM a reçu une aide de 50 milliards de dollars de l'Etat américain

GM a reçu une aide de 50 milliards de dollars de l'Etat américain - -

Alors qu’en France, le gouvernement refuse pour l'instant d’intervenir pour aider PSA, aux Etats-Unis, GM a bénéficié du soutien public. Mais les conditions étaient drastiques.

Nouveau cafouillage au sommet de l'Etat. Vendredi 8 février, Jérôme Cahuzac a ouvert la porte à une montée de l'Etat, via le FSI, au capital de PSA. Une option vite démentie par Matignon et Bercy. Le ministre de l'Economie, Pierre Moscovoci, a précisé qu'une entrée de l'Etat au capital du groupe n'était pas à l'ordre du jour.

Il y a quelques années, un constructeur automobile a pourtant été sauvé par des aides publics : l'Etat américain a en effet évité à General Motors de mettre la clé sous la porte. Mais en échange de son soutien, il a imposé un traitement de cheval à GM. Cette aide était tout sauf un chèque en blanc. En échange d'un prêt de 50 milliards de dollars, General Motors a été obligé d'accepter une vaste réduction de la voilure.

50 milliards de dollars pour aider GM

D'abord, il y a l'aspect industriel : fermeture de 16 usines sur 47, division par deux du nombre de concessionnaires, et cessions des marques les moins performantes, comme Saab, Hummer et Saturn. En revanche Opel, toujours lourdement déficitaire, est encore dans le giron de General Motors.

L'aspect social est l'autre gros volet de cette restructuration. 11 000 postes sont supprimés aux Etats Unis. Les avantages accordés aux salariés sont remis à plat. Rémunérations, retraite maison et couverture santé, tout y passe.

A l'arrivée, cette restructuration a permis à General Motors d'éviter de disparaitre et même de redevenir une machine à cash. Sans oublier que le nouveau GM a très vite retrouvé sa place parmi les principaux groupes automobiles au monde.

Mathieu Sévin