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Diesel: Paris aimerait copier Tokyo

En 10 ans, la capitale japonaise a quasiment fait disparaître les véhicules diesel. Un exemple qu'Anne Hidalgo voudrait bien suivre.

Paris louche du côté de Tokyo. Anne Hidalgo reçoit ce mercredi 28 octobre le maire de Tokyo à l'Hôtel de Ville de Paris. Les deux édiles pourront échanger sur un combat qui leur tient à cœur: la chasse aux véhicules carburant au diesel dans leurs villes.

Aujourd'hui, à Tokyo, ces véhicules ont quasiment disparu de la circulation. En 10 ans, l'agglomération, 37 millions d'habitants, a fait passer son parc de véhicules diesel de 60% à... presque zéro.

Le fruit d'une action politique forte menée depuis 1999. A l'époque, 70% des particules en suspension viennent des véhicules diesel. La ville connaît de forts épisodes de pollution, au point de ne plus pouvoir admirer le mont Fuji que quelques jours par an. Entre 2000 et 2003, c'est la période de transition. Les entreprises ont 3 ans pour renouveler leur flotte de véhicules ou y installer des filtres antiparticules. Les particuliers sont incités à se tourner vers des véhicules essence.

Les constructeurs adaptent leurs offres

En 2003, les réglementations anti-diesel entrent en vigueur à Tokyo. Contrôles inopinés sur les véhicules en circulation, caméras de surveillance, amendes pour les contrevenants... Autant de mesures qui ont obligé les constructeurs à adapter leurs offres.

En 2003, 10 modèles de voitures diesel étaient proposés aux Japonais. En 2007, un seul était disponible.

Un exemple à suivre aux yeux de la maire de Paris, qui veut les interdire dans Paris d'ici 2020.

Alexandra Paget