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Dette de la SNCF: l'État reprendra "entre 30 et 35 milliards d'euros"

Avec les investissements prévus dans le système ferroviaire, l'opération devrait coûter 1,5 point de PIB à la France, estime le rapporteur du projet de loi.

Le rapporteur du projet de réforme ferroviaire Jean-Baptiste Djebbari (La République en marche) a annoncé ce jeudi sur LCP que l'État reprendrait "entre 30 et 35 milliards d'euros" de la dette de la SNCF.

L'ardoise de la compagnie ferroviaire s'élève à 47 milliards pour SNCF Réseau et 8 milliards pour SNCF Mobilités. Jean-Baptiste Djebbari a estimé que l'intervention de l'État, qui s'accompagnera "d'investissements dans le système ferroviaire", équivaudrait à "un point et demi de PIB".

"Le Premier ministre s'exprimera vendredi sur le niveau de reprise de la dette et l'investissement dans le système ferroviaire", a ajouté le député de Haute-Vienne.

Le Premier ministre devrait "rassurer" les syndicats

Le montant des investissements prévus n'est "pas encore tout à fait arbitré", d'après lui, mais ceux-ci devraient concerner "l'infrastructure: le réseau, le fret, les voies, la signalisation".

Le député a promis que les annonces du Premier ministre seraient "de nature à rassurer les cheminots, qui ont eu "un sentiment fort de 'cheminot bashing'", désormais "assez largement purgé".

Interrogé sur l'avenir du patron de la SNCF Guillaume Pepy, le député a rappelé que "son mandat durera[it] jusqu'en 2020" et qu'il "fallait un pilote dans l'avion pour mener à bien la transition" ainsi que des "échéances importantes", comme la conclusion de la convention collective de l'entreprise, destinée à être prochainement renégociée.

Y.D. avec AFP