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Des chauffeurs VTC manifestent contre le 30 km/h et la limitation de la circulation dans Paris

Le 20 octobre 2021, une centaine de chauffeurs VTC ont manifesté devant l'Hôtel de Ville de Paris

Le 20 octobre 2021, une centaine de chauffeurs VTC ont manifesté devant l'Hôtel de Ville de Paris - GEOFFROY VAN DER HASSELT © 2019 AFP

Une manifestation de VTC à paris pour protester contre la limitation de vitesse à 30 km/h et leur exclusion des zones de trafic limité (ZTL).

Une centaine de chauffeurs VTC ont manifesté mercredi devant l'Hôtel de Ville de Paris pour demander la fin de la limitation de vitesse à 30 km/h et un accès à la zone de trafic limité (ZTL) dont ils sont pour l'instant bannis.

"Le 30 km/h ne nous permet pas de travailler correctement", a expliqué Rachid Laddi, représentant du syndicat INV (Intersyndicale nationale VTC) qui appelait à manifester. "C'est une pollution pour nos rémunérations", a ironisé le secrétaire général du syndicat Brahim Ben Ali, moquant la prétention écologique de la mesure.

Cela engendre "une perte de temps phénoménale et ça se répercute sur notre pouvoir d'achat", affirme Rachid Laddi. Depuis fin août, la vitesse est limitée à 30 km/h dans la capitale sauf à de rares exceptions. L'objectif est de "diminuer la place de la voiture" dans la ville selon David Belliard, adjoint EELV à la maire PS de Paris Anne Hidalgo.

Plateformes trop nombreuses

Autre motif de colère des chauffeurs VTC: la zone de trafic limitée (ZTL), qui réservera la circulation dans le centre historique de Paris aux personnes à mobilité réduite, taxis, artisans et commerçants du quartier à partir du premier semestre 2022. Une mesure déjà mise en place sur la très fréquentée rue de Rivoli depuis la fin du premier confinement.

"Le centre de Paris regroupe 300 hôtels, 2000 restaurants, 150.000 résidents et 40 musées", détaille le syndicat INV dans un communiqué. L'interdiction d'y accéder représente "un manque à gagner énorme", selon Rachid Laddi. "Les VTC sont les seuls artisans exclus de cette zone", s'indigne-t-il.

Pour Brahim Ben Ali, la responsabilité en revient aussi aux plateformes qui sont trop nombreuses et recrutent des chauffeurs à tour de bras alors que la mairie essaie de limiter la circulation.

"Les plateformes doivent limiter les recrutements", demande-t-il, suggérant la mise en place d'un numerus clausus comme à New York ou Bruxelles.

S'il reconnaît que le projet de la mairie de Paris a d'abord pour but de "lutter contre l'uberisation", il ajoute qu'"interdire l'accès à cette zone économique pour l'ensemble des chauffeurs, c'est les condamner automatiquement à une mort certaine". "Le métier de chauffeur VTC est bien plus ancien que l'apparition des plateformes", a-t-il rappelé.

PS avec AFP