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Crash de l'A320: les contrôleurs aériens renoncent à faire grève

Les contrôleurs aériens avaient prévu de faire grève de mercredi à vendredi.

Les contrôleurs aériens avaient prévu de faire grève de mercredi à vendredi. - Jim Watson - AFP

Le premier syndicat du secteur, qui avait déposé un préavis de grève de mercredi à vendredi, a décidé de suspendre son mouvement après le crash de l'Airbus A320 en France.

Quelques instants après avoir appris la nouvelle du crash d'un Airbus A320 dans les Alpes de Haute-Provence, les aiguilleurs du ciel ont annoncé qu’ils renonçaient à leur grève.

Le SNCTA, premier syndicat chez les contrôleurs aériens, avait en effet déposé un préavis de grève de mercredi à vendredi. "Nous suspendons notre préavis de grève en raison de l'émotion suscitée dans les salles de contrôle par le crash, et particulièrement à Aix-en-Provence", a ainsi indiqué à l'AFP Roger Rousseau, porte-parole du syndicat.

"Les problèmes demeurent"

Mais "les problèmes demeurent", a-t-il cependant précisé. Car, selon lui, les discussions menées dans la matinée avec la Direction générale de l'aviation civile pour éviter une grève "se sont très mal passées".

Le SNCTA, premier syndicat (41%) parmi les 4.000 contrôleurs aériens, affirme solliciter "depuis plusieurs mois" l'ouverture de "négociations sociales permettant d'accompagner les réformes nécessaires à la navigation aérienne" mais assure que la DGAC et le gouvernement sont "sourds à ces demandes". Il avait déposé un préavis de mercredi 7 heures au samedi 7 heures.

Assujettis au service minimum, les contrôleurs aériens peuvent être réquisitionnés pour permettre d'assurer au minimum 50% du trafic. Pour limiter les désordres, la DGAC prévoyait, si les discussions n'aboutissaient pas, de demander aux compagnies d'annuler préventivement des vols dans les plus grands aéroports français.

Y.D. avec AFP