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Contrairement à Air France, KLM n'a pas de "besoin urgent" d'une nouvelle aide

Le président du comité d'entreprise de KLM inquiet de la création de joon

Le président du comité d'entreprise de KLM inquiet de la création de joon - REMKO DE WAAL / ANP / AFP

La Commission européenne a approuvé un projet de l'État français d'accorder jusqu'à 4 milliards d'euros d'aide à Air France, durement frappée par la crise du Covid-19.

Les Pays-Bas ont qualifié mardi de "bonne nouvelle" un plan d'aide de l'État français à la compagnie aérienne Air France, tout en estimant qu'il n'existe pas de "besoin urgent" d'une injection de capital pour son partenaire néerlandais KLM.

La Commission européenne a approuvé un projet de l'État français d'accorder jusqu'à 4 milliards d'euros d'aide à Air France, durement frappée par la crise du Covid-19.

"Il est dans l'intérêt public de la France et des Pays-Bas que les compagnies aériennes Air France et KLM traversent cette crise tout en se concentrant sur leur développement continu et en maintenant leur position d'acteur incontournable du secteur aéronautique européen", a déclaré le ministre néerlandais des Finances Wopke Hoekstra sur Twitter.

En ce qui concerne KLM, "il n'y a pas de besoin urgent de renforcer les fonds propres à court terme", a expliqué le ministre dans une lettre envoyée à la chambre basse du Parlement.

"L'urgence chez Air France est plus élevée"

"Les Pays-Bas et la Commission européenne sont toujours en discussion sur une éventuelle injection de capital pour KLM. L'urgence chez Air France est plus élevée, de sorte que les Pays-Bas ont plus de temps", a-t-il indiqué.

L'Etat néerlandais a ainsi "décidé de ne pas participer à l'émission d'actions" du groupe, le gouvernement souhaitant d'abord "approfondir ses recherches sur les besoins en capital de KLM", a fait savoir Wopke Hoekstra, ajoutant qu'une décision finale à ce sujet sera prise ultérieurement.

Les Pays-Bas étudieront plus en détail avec les parties concernées "les conditions dans lesquelles une recapitalisation de KLM pourrait avoir lieu et une éventuelle intervention de l'État néerlandais dans une telle recapitalisation", a-t-il souligné dans un communiqué conjoint avec le ministre français de l'Économie Bruno Le Maire.

Le pourcentage de participation de l'État néerlandais dans l'alliance Air France-KLM pourrait passer de 14% à 9,3% si celle-ci décide d'émettre le nombre maximum d'actions autorisé, a précisé Wopke Hoekstra.

OC avec AFP