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Collection Baillon: plus que prévu, mais moins qu’espéré

Selon la Fédération francaise des véhicules d'époque près de 800 000 véhicules considérés comme pièces de collection se cachent encore dans le pays.

Selon la Fédération francaise des véhicules d'époque près de 800 000 véhicules considérés comme pièces de collection se cachent encore dans le pays. - Eric Feferberg (AFP)

Le salon Rétromobile a dévoilé un trésor oublié composé de 60 voitures d'exception. Leur vente aux enchères aurait pu rapporter 40 millions d’euros. Ce ne sera "que" 25,5 millions.

Chaque année, le salon Rétromobile, qui se tient à la Porte de Versailles jusqu’au 8 février, attire les amoureux de vieilles voitures. Habituellement, ces modèles sont passés entre les mains d’experts qui leur redonnent l’apparence qu’elles avaient quand elles sont sorties d’usine. Mais cette année, c’est la collection Baillon, avec 60 modèles, dont la plupart recouverts de rouille, qui ont attirés curieux et collectionneurs du monde entier. (En fin d'article, le reportage vidéo tourné avant les enchères)

Et pour cause, il s’agit de modèles uniques qui ont fait l’histoire de l’automobile. La liste fait rêver : Delahaye, Talbot Lago, Panhard-Levassor, Facel Vega, Hispano Suiza, Ferrari, Maserati, Porshe. Et tous ces vieux modèles dont certains sont presque centenaires ont une histoire. Comme ce cabriolet Ferrari 250 California qui a brièvement appartenu à Alain Delon dans les années 60 : adjugée 14.2 millions d’euros !

Quand la rouille se transforme en or

Roger Baillon, un amoureux de belles pièces les stockait dans un entrepôt des Deux-Sèvres (79) pour créer un musée. Son rêve ne se réalisera jamais. Les voitures ont été oubliées pendant 60 ans sous le vent et la pluie.

Elles ont été retrouvées par hasard et malgré leur état, sont les stars de la vente aux enchères Artcurial Motorcars qui a eu lieu vendredi 6 février. Le total de cette vente était estimé à 16 millions d’euros. Pour les experts, elle aurait pu rapporter presque trois fois plus, soit 42 millions d’euros. Ce ne sera en définitive que 25,5 millions d’euros. Plus que prévu, mais moins qu’espéré.

Encore un espoir pour ceux qui n’ont pu avoir l’un des modèles vendus. Ce trésor caché serait loin d'être un cas isolé en France. Selon la Fédération francaise des véhicules d'époque près de 800.000 véhicules considérés comme pièces de collection seraient aujourd'hui répartis à travers tout le pays.

Pascal Samama