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Ce drone en partie comestible va révolutionner le ravitaillement au sol

Ce drone est capable d'être largué à 30km de sa cible

Ce drone est capable d'être largué à 30km de sa cible - Pouncer

Nigel Gifford, un entrepreneur anglais, souhaite créer un drone permettant de ravitailler des personnes au sol dans des zones sinistrées. Un premier exemplaire pourrait être produit dans moins de 24 mois.

Se faire ravitailler en pleine zone isolée par un drone sera bientôt possible. Enfin, du moins c’est le souhait de cet ingénieur et aventurier anglais, Nigel Gifford. Cet entrepreneur, qui a vendu en 2014 sa société de satellites solaires Ascenta à Facebook pour 20 millions de dollars, souhaite désormais créer un drone "jetable" (une seule utilisation) et comestible, pouvant être abandonné avec une grande précision dans des zones sinistrées afin de fournir des rations alimentaires d’urgence. L’idée est de remplacer le ravitaillement alimentaire effectué aujourd’hui via parachute. Un système jugé "inutile et cher" par Nigel Gifford, interrogé par Business Insider Australia.

Avec le "Pouncer", le nom du prototype, qui est encore en phase de conception, l’entrepreneur compte réduire le gaspillage. La structure de l'aile sera ainsi réalisée en matière comestible dont la nature est encore indéterminée, et les compartiments dans le corps principal et les ailes seront remplis avec différents aliments, selon la région où le drone sera livré. Le reste de la structure, en bois, pourra être utilisé pour la cuisson et le chauffage. À la fin de ces différentes étapes, il ne restera presque rien du drone.

Il peut être largué à plus de 30 km de sa cible

Autre atout du "Pouncer", sa précision longue portée. Puisqu’un avion sera capable de le déposer à plus de 30 km de sa cible finale, contre un peu plus de 5 km pour un largage classique en parachute. Le drone est toutefois encore loin d’être sorti. Il y a neuf étapes techniques dans la création d'un aéronef sous licence et le "Pouncer" n’en est actuellement qu’au quatrième stade. Mais Nigel Gifford compte débuter la production dans un peu moins de 24 mois.