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Autoroutes: Royal évoque une possible "gratuité le week-end"

Ségolène Royal estime qu'il y a "20% de tarif en trop" sur les autoroutes.

Ségolène Royal estime qu'il y a "20% de tarif en trop" sur les autoroutes. - Pierre Andrieu - AFP

La ministre de l'Ecologie souhaite une baisse de 10% des tarifs autoroutiers, avec une gratuité le week-end. Et veut mettre les sociétés concessionnaires "devant leurs responsabilités".

Alors que les concessionnaires d'autoroutes sont dans le viseur du gouvernement, Ségolène Royal a évoqué ce mardi la possibilité d'une "gratuité le week-end" sur les réseaux de Vinci, Aprr et Abertis.

"Il y a 20% de tarif en trop, puisque quand une autoroute fait payer 100 euros, il y a 20 euros de trop qui sont empochés. Ce que je souhaite, c'est qu'il y ait baisse des tarifs autoroutes de 10%, avec une gratuité par exemple le week-end", a-t-elle déclaré sur RTL.

"Tout ça est à discuter", a-t-elle cependant précisé.

"Souvent, je leur ai dit "pourquoi vous ne faites pas au moins les autoroutes gratuites le week-end, par exemple, ou aux heures de pointes?". Ce serait leur devoir", a-t-elle ajouté.

Quant aux "10% restants", la ministre souhaite que "ça vienne financer le fonds d'investissement sur les infrastructures".

"Les Français ont payé deux fois"

Après la suspension sine die jeudi dernier du dispositif d'écotaxe sur les poids lourds, Ségolène Royal a indiqué vouloir compenser le manque à gagner en prélevant sur les profits des autoroutes. Le ministre des Finances Michel Sapin avait néanmoins pointé la difficulté de taxer les sociétés autoroutières en raison de la solidité des contrats de concession signés par ces groupes.

"Il ne s'agit pas de créer une taxe. Puisque que si je fais une taxe, elles vont en effet répercuter. Ca suffit. Les discussions vont commencer pour les mettre devant leur responsabilité", a assuré Ségolène Royal.

"Les autoroutes n'ont pas respecté le contrat qui était le leur, c'est-à-dire qu'elles auraient dû baisser les prix au fur et à mesure de la durée d'amortissement des autoroutes. Donc, les Français ont payé deux fois, lors de la construction et quand le gouvernement Rafarin-Villepin a privatisé les autoroutes", a-t-elle martelé.

Pour la ministre, les négociations qui vont s'ouvrir visent à ce que "les autoroutes rendent cet argent pour pouvoir faire les travaux d'infrastructures".

Y.D. avec AFP