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Alstom calme le jeu avec le gouvernement sur le sort de Belfort

Le site de Belfort d'Alstom

Le site de Belfort d'Alstom - Sébastien Bozon - AFP

La direction d'Alstom a indiqué qu'aucune décision sur l'avenir du site de Belfort ne serait prise tant que les échanges avec l'exécutif ne seraient pas achevés.

Nouveau rebondissement dans le dossier Alstom. La direction du groupe a affirmé à l'AFP "qu'aucune décision ne serait prise" avant la fin des discussions avec l'État.

"Alstom confirme s'être engagé dans des discussions avec le gouvernement français sur l'avenir de son site de Belfort. Aucune décision ne sera prise avant leurs conclusions", affirme-t-elle.

"Alstom est dans une démarche d'écoute et d'échange avec l'ensemble des acteurs concernés: employés, représentants syndicaux et élus locaux", a ajouté Alstom dans ce texte.

Un délai de 10 jours

Plus tôt, les syndicats du groupe, à la sortie de leur réunion avec le secrétaire d'État à l'industrie Christophe Sirugue, avaient indiqué que l'exécutif se donnait 10 jours pour revenir avec des propositions pour pérenniser le site de Belfort, dont Alstom souhaite transférer l'activité dans le Bas-Rhin.

Le maire de Belfort, Damien Meslot, avait lui affirmé à l'issue d'une réunion cet après-midi avec le PDG d'Alstom, Henri Poupart- Lafarge qu"il existait "des marges de manoeuvre", mais que "la balle est désormais dans le camp du gouvernement". 

Le groupe (Alstom) n'est pas dans une position fermée. Il est conscient qu'il y a une fenêtre de tir et de négociations avec le gouvernement" par rapport aux propositions d'amener de la charge de travail à Alstom, a déclaré à l'AFP Marie-Guite Dufay (PS), présidente du Conseil régional de Bourgogne-Franche-Comté, à l'issue de la rencontre.

"Il y a des commandes potentielles, Alstom est loin d'être au bord du gouffre", a pour sa part déclaré Olivier Kohler, délégué CFDT, à BFMTV

J.M. avec AFP