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Airbus: "L'A350 sera rentable en 2019"

L'A350-900 aux couleurs de Qatar Airways sort de l'usine de Toulouse pour s'envoler vers Dubaï.

L'A350-900 aux couleurs de Qatar Airways sort de l'usine de Toulouse pour s'envoler vers Dubaï. - BFM Business

Le PDG d'Airbus, Fabrice Brégier, a estimé que la livraison, avant fin 2014, du premier A350-900 à une compagnie, en l'occurrence Qatar Airways, consacrait la "réussite" d'Airbus.

Airbus a vécu un grand jour ce lundi. Le constructeur aéronautique organisait une cérémonie dans son usine de Toulouse, d'où s'apprêtait à décoller le tout premier A350-900 commercial, aux couleurs de Qatar Airways. Pour l'occasion, Fabrice Brégier, le PDG d'Airbus, a répondu aux questions de Mathieu Sevin sur BFM Business. 

"On peut dire que le pari est réussi. Les équipes ont fait un travail formidable. On a certifié l'avion en 14 mois, ce qui n'était jamais arrivé en 14 mois. On a tenu notre promesse d'une livraison avant la fin 2014 à Qatar Airways qui est l'une des compagnies les plus exigeantes au monde du point de vue de la qualité. Cela veut dire que cet avion a déjà atteint un niveau de qualité exceptionnel dès le numéro 1. A terme, les objectifs seront de monter en cadence, car on a 780 commandes fermes sur ce modèle. L'objectif principal est donc de pouvoir tenir la montée en cadence."

Comment allez-vous vous y prendre pour tenir le rythme?

"Nous nous sommes préparés avec l'ensemble de nos partenaires. Nous avons placé des équipes d'Airbus à leurs côtés en cas de difficultés. Nous avons aussi atteint un niveau de maturité qui nous rend confiants. Enfin, les aménagements cabine, sur lesquels nous avions buté par le passé, ont été améliorés pour obtenir un avion capable de la flexibilité réclamée par les compagnies aériennes. On est confiant, on va y arriver!" Fabrice Brégier a en outre apporté de nouvelles précisions sur l'avenir de ce nouveau modèle de la famille A350 ce 23 décembre sur RTL. Le PDG d'Airbus a ainsi estimé que le dernier-né de l'avionneur européen serait rentable "vers 2019".

"Nous pensons commencer à devenir rentables vers la fin de la décennie, donc vers 2019 et, à partir de là, ce sera un des plus gros contributeurs à la profitabilité d'Airbus".

Airbus se donne pour objectif "d'avoir plus de la moitié du marché mondial" des longs-courriers, un secteur sur lequel son concurrent américain Boeing est encore largement leader, avec 1.055 commandes pour son Dreamliner, et qui génère les plus fortes marges.

Le constructeur estime que, dans les vingt prochaines années, la demande pour ce type d'appareils s'élèvera à 7.800 exemplaires, pour un montant potentiel "d'à peu près 1.000 milliards de dollars".

N.G.