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Air France-KLM proposera au moins 50% de sa capacité en sièges cet été

Air France

Air France - AFP

La compagnie nationale ne s'interdit pas de revoir son offre à la hausse si la demande l'exige.

Air France-KLM proposera au moins 50% de sa capacité de sièges cet été et ne s'interdit pas d'en déployer davantage si la demande garantit une exploitation rentable, a indiqué ce lundi le directeur général du groupe aérien.

"Nous prévoyons 50%" de sièges kilomètres offerts (SKO, l'un des indicateurs-clés du secteur, NDLR) par rapport aux capacités de la compagnie avant la crise, a déclaré Ben Smith lors d'un symposium en ligne, le World Aviation Festival. "Nous espérons que ce sera plus, nous serons prêts s'il y a davantage de demande de vols" de la part des passagers, a-t-il ajouté.

Son groupe a été, comme la totalité du secteur aérien, très sévèrement touché par la crise du Covid-19, perdant 7,1 milliards d'euros en 2020, ce qui a rendu nécessaire une recapitalisation avec la participation de l'Etat français. Tout en disant son espoir de voir les frontières rouvrir d'ici à l'été, à la faveur des campagnes de vaccination et de la mise en place de certificats sanitaires, Ben Smith a concédé que pour l'instant "la visibilité est limitée" sur cette saison cruciale pour les compagnies aériennes.

Flexibilité

"Mais comme nous l'avons fait pendant toute cette crise, nous déployons davantage de capacités de façon opportuniste", a-t-il souligné: "Si l'on prévoit que la liaison sera rentable (...), nous l'exploiterons." Vu l'incertitude sanitaire, les programmes de vol sont plus compliqués à mettre en place, a remarqué le dirigeant: "Les clients réservent peu avant le départ, ce qui nous oblige à réagir très vite, de façon très flexible."

Ben Smith s'est par ailleurs dit optimiste pour le secteur aérien à moyen et long terme, y voyant pour preuve l'intérêt qu'a suscité selon lui auprès des investisseurs l'augmentation du capital d'Air France-KLM, un des volets du plan d'aide au groupe, qui doit se clôturer lundi soir.

"Nous verrons les chiffres définitifs aujourd'hui, mais ce que les banques, les analystes financiers et les fonds (d'investissement) nous disent, c'est que cela a été positif, plus positif que ce à quoi on aurait pu s'attendre (...). Il est évident que notre secteur d'activité sera toujours là à l'avenir", a-t-il affirmé.
P.L. avec AFP