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SPS PHARMA : le spécialiste mondial des tests in-vitro est français

SPS Pharma - Spécialiste des tests in vitro

SPS Pharma - Spécialiste des tests in vitro - Adobestock

La crise sanitaire a secoué le marché du médicament. Afin de retrouver l’indépendance, le gouvernement français souhaite relocaliser une partie de la production. Une stratégie dans laquelle SPS Pharma, laboratoire pharmaceutique français spécialisé dans les tests in vitro, s'inscrit pleinement.

Installée depuis 2005 sur un marché de niche mais porteur, la société SPS, division Pharma Services du groupe SOTAX surfe sur la vague de la croissance. Les clés de son succès ? Son expertise et son savoir-faire dans la réalisation de tests in vitro lui valent une reconnaissance internationale auprès de l'industrie pharmaceutique.

Focus à 4 mains avec Jean Louis Raton, directeur commercial et Samir Haddouchi, directeur général chez SPS Pharma Services.

L'in vitro testing est votre spécialité, qu'est-ce que c'est ?

Nous analysons des médicaments et des dispositifs médicaux in vitro pour vérifier la vitesse de libération de leur principe actif. Si vous avez mal à la tête, il faut que le produit se dissolve vite pour agir rapidement. À l'opposé, des anti-inflammatoires injectables doivent pouvoir faire effet pendant un mois ou plus. Notre travail consiste à mettre au point des méthodes in vitro pour tester ces médicaments et prouver que la formulation choisie répond aux besoins médicaux.

Nos outils aident nos clients, les industriels pharmaceutiques, à opter pour les meilleurs prototypes et génèrent les données nécessaires pour l'obtention de l'autorisation de mise sur le marché de leurs médicaments.

Êtes-vous le seul laboratoire au monde spécialisé dans l'analyse in vitro ?

Depuis 15 ans, nous faisons venir en France de l'activité d'Inde, des États-Unis... parce que nous détenons une expertise et un savoir-faire unique sur un domaine très particulier et pointu ! Par ailleurs, l'exigence de qualité de l'industrie pharmaceutique est très élevée. Certains laboratoires indiens sous-traitent chez nous parce que nos données sont plus fiables que les leurs. Nous ne faisons que 15 à 20% de notre chiffre d'affaires en France et vu notre taille c'est exceptionnel. Nous sommes enregistrés, inspectés et certifiés auprès des agences de santé dont l’ANSM (Agence Nationale de Sécurité du Médicament) et la FDA (Food & Drug Administration), une des plus exigeantes au monde.

Tester une gélule, tous les laboratoires savent le faire. Tester un comprimé qui libère son principe actif seulement dans le côlon, c'est plus complexe. Et quand on nous confie des produits injectables ou des stents utilisés en cardiologie, il faut être hyper spécifique.

Par exemple, nous avons été les premiers à mettre au point une méthode pour vérifier quel était le polymère des colliers anti-puces le plus approprié pour aboutir à un traitement d'un mois. Ce sont des choses que personne n'avait réussi à solutionner auparavant.

Émanant des autorités de santé, les corrélations in vitro in vivo (IVIVC) vont devenir la norme, avez-vous une carte à jouer ?

Le principal avantage de l'IVIVC est qu'elle fournit un mécanisme d'évaluation du changement d'absorption in vivo basé sur les différences de dissolution in vitro.. Une fois qu'un modèle a été établi, il peut être utilisé pour prédire la biodisponibilité et la bioéquivalence sur la base des données in vitro uniquement. Ceci va permettre de réduire les temps de développement et donc le coût des médicaments en évitant le recours à des essais in vivo chez l’animal ou chez l’homme.

Il y a également un aspect éthique important. Outre le fait que, malheureusement les études in vivo font souvent appel à des « volontaires » indiens ou africains, réduire les coûts de développement permet de rendre ces médicaments accessibles à un plus grand nombre.

Les entreprises du secteur pharmaceutique ont de plus en plus de tests in vitro à réaliser, la plupart pourraient les réaliser en interne, mais les sous-traitent par manque de ressources et/ ou de connaissance. Nos 15 années d'expertise spécifiques dans ce domaine nous propulsent comme leader international de ce marché de niche.

Une équipe de 13 collaborateurs l'an dernier, 23 aujourd'hui, votre croissance est exponentielle. Comment voyez-vous l'avenir ?

Un de nos objectifs à 5 ans est d'atteindre 60 à 80 collaborateurs sur le site historique d’Orléans. En 6 mois, nous avons doublé la taille de notre laboratoire ce qui correspond à nos besoins en ressources jusqu'en 2023. D'ici là, nous devons prendre une décision sur la suite de notre expansion. Beaucoup d'options sont sur la table, mais, dans tous les cas, nous souhaitons conserver notre siège sur la métropole d'Orléans.

Par ailleurs, dans l’objectif de nous rapprocher de nos clients internationaux, nous allons inaugurer notre nouveau laboratoire à Ahmedabad en Inde et ensuite celui de Boston. Ces deux structures nous permettront de mieux servir le marché asiatique et l’Amérique du Nord.

Ce contenu a été réalisé en partenariat avec SCP. La rédaction de BFM Business n'a pas participé à la réalisation de ce contenu.

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