BFM Business

Seuls 10% des salariés en télétravail seront autorisés à revenir au bureau à partir du 11 mai

Selon nos informations, dans certaines régions comme l'Île-de-France, seule une petite minorité de salariés en télétravail pourraient être autorisés à retourner sur leur lieu de travail dans dix jours. Objectif: éviter la cohue dans les transports en commun.

Le retour massif des salariés sur leur lieu de travail n'est pas pour tout de suite. Et en tout cas pas pour le 11 mai... Selon nos informations, seuls 10% des salariés contraints par le confinement à exercer leur activité à domicile pourraient être autorisées à revenir sur leur lieu de travail dans dix jours. Au-delà de devoir respecter des horaires décalés, ils pourraient également avoir à se munir d'autorisations.

Ces éléments seraient au cœur d'une charte actuellement en discussions avec les entreprises. Objectif affiché: éviter un engorgement dans les transports pour ne pas relancer la propagation du virus.

Une équation compliquée pour la RATP qui pourrait ne pas parvenir à revenir à 70% de trafic d'ici le 11 mai. Elle est, elle-même, confrontée à l'absence de nombreux salariés, nous explique une source aux cœur des échanges.

400 personnes au lieu de 1.200 dans les RER

Autre problème, et non des moindres, pour la RATP: celui de la distanciation physique. Un RER ne pourra transporter que 400 personnes au lieu de 1200 en temps normal. La région Ile-de-France tente donc d'obtenir plusieurs engagements de la part des entreprises qui sont actuellement en négociations avec les organisations patronales.

A priori, les 10% de personnes qui pourraient être autorisées à revenir physiquement sur leur lieu de travail devront montrer patte blanche. Les entreprises aussi. Des horaires décalés devraient être instaurés avec quatre créneaux mis en place à partir de 6h30 afin de limiter le flux des salariés dans les transports. Ces derniers pourraient, de leur côté, être contraints de se munir d'une attestation mentionnant leurs horaires de travail. Pour l'heure rien n'est encore arrêté et l'observation des flux de déplacements domicile-travail durant la semaine du 11 mai devrait se révéler décisive.

Julie Cohen-Heurton avec Caroline Morisseau