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Pour le patron d'Alibaba, les robots remplaceraient les PDG d'ici 30 ans

Jack Ma est le fondateur du géant chinois du e-commerce Alibaba

Jack Ma est le fondateur du géant chinois du e-commerce Alibaba - Munir Uz Zaman - AFP

Jack Ma a prononcé un discours dans lequel il expliquait que les machines pourraient prendre à terme la place des dirigeants, rapporte CNBC.

Et si les entreprises étaient bientôt dirigées par des robots? Ce scénario semble être de moins en moins futuriste. Récemment, Ray Dalio, le patron d'un des plus importants fonds d'investissement au monde, Bridgewater Associates, a demandé à une équipe de chercheurs de construire une intelligence artificielle capable de le seconder, puis, dans un second temps, de le remplacer.

Dimanche, l'emblématique Jack Ma, fondateur du géant chinois du e-commerce Alibaba, à la tête d'une fortune de plus de 28 milliards de dollars, a lui déclaré que les robots seraient les dirigeants de demain.

"Dans 30 ans, la une du Time sur le meilleur PDG de l'année pourrait très bien être consacrée à un robot. Il a une meilleure mémoire que vous, il compte plus vite, et il ne s'énerverait pas face aux concurrents", a-t-il affirmé lors d'un événement organisé par une association d'entrepreneurs chinois, rapporte CNBC.

Le problème de la motivation

La question de savoir si un robot peut un jour gérer une compagnie est de plus en plus débattue. Dans une chronique publiée en janvier sur le site du World Economic Forum de Davos, Luis Alvarez, le patron de la branche services du groupe britannique BT, écrivait que les intelligences artificielles présentaient plusieurs avantages.

"Elles pourraient être capables de prendre de meilleures décisions, plus responsables en enlevant le 'bruit' du processus décisionnel", indiquait-il. C'est-à-dire qu'une machine ferait abstraction d'éléments perturbateurs (émotions, jet-lag, etc…). Néanmoins, "la capacité d'un PDG à avoir un jugement critique, à faire preuve de créativité, à penser au-delà des algorithmes est quelque chose que nous n'avons pas encore développé dans les robots", rappelait-il. De plus, soulignait-il, il semble peu probable qu'un robot arrive autant à motiver les salariés qu'un dirigeant, à l'heure actuelle.

Julien Marion