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New York a trouvé comment rajeunir ses cabines téléphoniques

Les kiosques wi-fi public de New-York vont arborer 2 écrans de 140 cm sur lequel seront affichées des publicités pour financer la gratuité du service.

Les kiosques wi-fi public de New-York vont arborer 2 écrans de 140 cm sur lequel seront affichées des publicités pour financer la gratuité du service. - LinkNYC

Un premier point d'accès à Internet sans fil a remplacé une cabine téléphonique à New York. A terme, 7.500 autres bornes wi-fi jalonneront la ville américaine. Une modernisation à rebours de ce qui se fait en France par exemple.

A New York, se connecter en wi-fi à Internet dans la rue avec son smartphone ou sa tablette va devenir aussi simple... qu'un coup de fil.

La municipalité a fait installer la première borne publique sans fil dans le cadre d'un vaste programme de remplacement de ses cabines téléphoniques, devenues inutiles à cause de la banalisation de la téléphonie mobile.

Ce premier kiosque Internet wi-fi a été mis en place à l’angle de la troisième avenue et de la quinzième rue, dans le quartier de Gramercy Park, à Manhattan. Une fois en service, ce qui sera le cas dans les prochains jours, il offrira une connexion internet sans fil dans un rayon de 30 à 40 mètres.

Selon le projet de la ville de New York, baptisé LinkNYC, ce sont 510 autres bornes qui seront déployées d’ici le mois de juillet 2016 par un consortium d'entreprises privées menées par Qualcomm et Intersection. D'ici quatre ans, il est prévu que 7.500 kiosques publiques au total soient installées aux quatre coins de la ville américaine qui offrirait alors, l'un des plus grands réseaux municipaux wi-fi au monde.

La ville vise 500 millions de dollars de recettes publicitaires

La volonté des concepteurs de cette initiative est de faciliter l'accès sans fil à Internet à tous par la gratuité du service, financé par la publicité. C'est pourquoi, les remplaçants des cabines téléphoniques serviront de supports publicitaires grâce à leur grands écrans plats de 140 cm de diamètre. La ville tablerait sur 500 millions de dollars de recettes de publicité sur les douze prochaines années, selon le site spécialisé The Verge.

En France, le démantèlement des cabines téléphoniques a été autorisé par un amendement de la Loi Macron en contrepartie d'une densification de la couverture des réseaux mobiles par les opérateurs. Dans notre pays, es cabines téléphoniques auraient sans doute pu connaître une autre fin que la casse à des fins de recyclage.

Étrangement, Orange, avant New York, avait bien tenté, à Paris en 2010, d'en transformer quelques unes en cabines Internet publiques dotées d'un écran tactile permettant de surfer sur le web, à destination des touristes. Mais, cette expérimentation n'a pas été poursuivie. La ville de New York s'est révélée plus inventive et persévérante pour recycler ce "monument historique" des télécommunications.

Frédéric Bergé