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Les révélations du PDG de Tinder qui tombent vraiment mal

L’introduction en Bourse de l’américain The Match Group, qui suscitait jeudi un fort enthousiasme à Wall Street, a été sérieusement entachée la veille par les propos déplacés du PDG de Tinder, l’une des marques phares du groupe.

L’introduction en Bourse de l’américain The Match Group, qui suscitait jeudi un fort enthousiasme à Wall Street, a été sérieusement entachée la veille par les propos déplacés du PDG de Tinder, l’une des marques phares du groupe. - Tinder

La langue du patron de l'application mobile a fourché. Et pas qu'un peu. Mercredi, la veille de l'introduction en Bourse de la maison-mère The Match Group, le dirigeant a confié qu'il était complètement accroc... à Tinder, et qu'il multipliait les conquêtes.

L’introduction en Bourse de l’américain The Match Group, qui a suscité jeudi un fort enthousiasme à Wall Street (+23% pour le cours de l'action hier soir à la clôture des marchés), a été quelque peu entachée par les propos déplacés du PDG de Tinder, l’une des marques phares du groupe.

Sean Rad, le patron de l’application mobile de rencontres, s’était confié à la presse la veille de l'opération, livrant ses exploits sexuels sur Tinder, dont il avoue être accroc.

Le dirigeant a notamment révélé y avoir fait de nombreuses rencontres, parmi lesquelles Alexa Dell, qui n’est autre que la fille de Michael Dell, le fondateur du colosse de l’informatique. "Je tombe amoureux chaque semaine d’une nouvelle fille", se vante-t-il dans les colonnes du journal Evening Standard.

Les révélations de Sead Rad ne s'arrêtent pas là. "J’ai perdu ma virginité à l’âge de 17 ans mais c’était une relation sérieuse (…), et je n’ai couché qu’avec 20 femmes", ajoute le patron, avant d’évoquer sa mère qui est la dernière femme à avoir partagé sa chambre, ou encore une prétendante qui l’a visiblement marqué. 

"Une top model, une personne très connue, voulait coucher avec moi mais j’ai décliné son invitation", précise-t-il, expliquant que le physique d’une personne n’était pas son critère principal et qu’il avait besoin de "challenge" sur le plan intellectuel.

Réaction de la maison-mère 

Pour autant, son cœur reste à prendre. Pas vraiment étonnant au vu de sa personnalité ou de son tableau de chasse, qui ont de quoi en faire fuir plus d'une. De toute façon, Sean Rad n'a pas le temps de rechercher sa moitié. Il faut dire aussi que le CEO de Tinder consacre beaucoup d'énergie à son entreprise depuis le projet d'IPO.

Quoi qu'il en soit, l'interview du jeune dirigeant a mis la hiérarchie dans l’embarras à quelques heures des premières cotations. Dans un communiqué adressé au gendarme de la Bourse de New York, la direction de la maison-mère de Tinder a déploré les propos de Sean Rad qui "n’est ni directeur, ni cadre de la compagnie (The Match Group), ce qui ne l’autorisait pas à faire des déclarations au nom du groupe (…).

Par ailleurs, a souligné le groupe coté, les estimations des analystes fournies par The Evening Standard sont erronées. Le journal stipule en effet que l’application Tinder lancée en 2012 compte environ 80 millions d’utilisateurs dans le monde et enregistre 1,8 milliard de "swipes" (action qui consiste à faire défiler les visages des profils) par jour.

Or, dans le cadre de l’introduction en Bourse, The Match Group dit avoir recensé environ 9,6 millions d’utilisateurs actifs par jour sur le seul mois de septembre 2015, avec une moyenne quotidienne de 1,4 milliard de "swipes". Autrement dit, chaque utilisateur consulterait en moyenne 146 profils par jour. 

Julien Mouret