BFM Business

Les gros moyens de l'Uber européen des femmes de ménage

Helpling a développé une plateforme de réservation en ligne mettant en relation particuliers et aide-ménagère.

Helpling a développé une plateforme de réservation en ligne mettant en relation particuliers et aide-ménagère. - AFP Mychele Daniau

Un an après sa création, la start-up allemande Helpling a déjà levé 56 millions d'euros. Son ambition: mettre en relation les aides-ménagères et les particuliers, partout dans le monde, grâce à une application.

Le marché du service à la personne va-t-il à son tour être bouleversé par l'essor du numérique ? Reprenant le modèle d'Uber dans le transport de personnes, la start-up Helpling séduit de plus en plus d'investisseurs prêts à l'aider à engager le combat avec les acteurs établis du secteur des services à la personne.

Spécialisée dans la réservation en ligne d'aides-ménagères, cette société allemande vient de lever 43 millions d'euros. C'est la deuxième en moins de quatre mois, portant à 56 millions d'euros, le total des fonds levés en moins d'un an d'existence. Le nouveau financement a été réalisé par Lakestar, Kite Ventures, Mangrove Capital Partners, Lukasz Gadowski et Rocket Internet, devenu minoritaire.

Ce dernier est le plus important incubateur allemand de start-up. Basé à Berlin, Rocket Internet est à l'origine de plusieurs sociétés à succès, tels le commerçant en ligne allemand Zalando ou eDarling, site de rencontre.

La société prélève 20 % de commission

Helpling, déjà présent dans six pays européens (Autriche, Espagne, France, Italie, Pays-Bas, Suède), au Brésil et au Canada, s'est depuis implantée aux Emirats arabes unis, à Singapour et en Australie.

Elle revendique désormais plus de 50.000 utilisateurs réguliers dans plus de 200 villes et emploie 250 salariés dont une vingtaine en France, où elle s'est lancée en juin 2014. Les aides-ménagères ont le statut-d'entrepreneur.

Helpling se présente sous la forme d'une plateforme de réservation en ligne d'une aide-ménagère, accessible aux utilisateurs depuis leur ordinateur ou leur smartphone grâce à une application. Le modèle économique de la start-up se fonde sur la perception de 20% du prix de la prestation sur le revenu de l'aide-ménagère, qui a proposé ses services via la plate-forme.

Le rival Homejoy est soutenu par Google Ventures

"Nous nous sommes spécialisés dans les prestations de ménage et de repassage qui représente 60 à 70 % du marché du service à la personne en France" explique Medhi Louali, directeur général France.

La jeune société allemande n'est pas la seule à miser gros sur l'essor des plates-formes d'intermédiation Internet dans le service à la personne. La start-up californienne Homejoy a a déjà levé plus de 40 millions de dollars auprès de Google Ventures et de Red Point Ventures notamment.

En Europe, la société britannique Hassle, qui vise le même créneau, a pour sa part, levé 6 millions de dollars en 2014 auprès du fonds Accel Partners.

Frédéric Bergé