BFM Business

La Chine ne veut plus de Skype

L'application Skype ne peut plus être téléchargée en Chine. (image d'illustration)

L'application Skype ne peut plus être téléchargée en Chine. (image d'illustration) - Asif Hassan - AFP

L'application de téléphonie par internet Skype n'est plus disponible au téléchargement sur smartphone en Chine. Apple indique avoir été contraint par Pékin de retirer des produits de sa boutique de téléchargement.

Skype n'est plus téléchargeable depuis l'App Store chinois et les "boutiques" Android locales. Les utilisateurs qui disposent déjà de l'application sur leur smartphone peuvent cependant continuer à s'en servir normalement... pour l'instant.

"Nous avons été informés par le ministère de la Sécurité publique qu'un certain nombre d'applications de voix sur IP ne sont pas conformes aux lois locales, par conséquent ces applications ont été retirées de l'App Store en Chine", a indiqué Apple dans un communiqué transmis par courrier électronique. Le géant californien n'a pas précisé quelles lois ces applications avaient violées.

Pékin, qui impose depuis longtemps un strict contrôle de l'internet, met en oeuvre depuis juin une loi controversée sur la cybersécurité. Celle-ci oblige notamment les entreprises actives en Chine à stocker les données de leurs utilisateurs sur le sol chinois.

Facebook, Instragram, YouTube et Twitter inaccessibles

L'application de messagerie WhatsApp a par ailleurs été la cible d'un blocage intermittent le mois dernier lors du congrès du Parti communiste, au pouvoir.

Plusieurs sites internet occidentaux sont rendus inaccessibles depuis la Chine, comme Facebook, Twitter, Instagram, YouTube ou encore Dailymotion. Leur blocage peut être contourné par des logiciels appelés "réseaux privés virtuels" (VPN), mais plusieurs ne sont plus téléchargeables depuis l'App Store ces derniers mois.

Le retrait de l'application Skype des boutiques d'applications intervient avant l'organisation début décembre par la Chine de sa quatrième conférence mondiale de l'internet. Cet événement annuel qui réunit plusieurs géants technologiques mondiaux est décrié par des organisations de défense des droits de l'homme pour sa promotion d'un contrôle accru du web.

A.M. avec AFP