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La 4G à l'heure du low-cost

La 4G, censée créer de la valeur, est finalement cédée à prix sacrifié.

La 4G, censée créer de la valeur, est finalement cédée à prix sacrifié. - -

Depuis l'annonce de Free, qui a décidé d'aligner ses tarifs 4G sur ceux de la 3G, les opérateurs télécoms incluent de plus en plus le très haut débit dans leurs offres à prix réduits. Des décisions qui font perdre à la 4G sa valeur.

La 4G ne vaudrait-elle plus rien? Après les annonces fracassantes de Free, qui propose la 4G au prix de la 3G, les concurrents s'alignent les uns après les autres.

Pendant des mois les opérateurs ont répété que le très haut débit mobile, et les investissements massifs qu'il nécessite, avait un prix, que ces connexions ultra performantes étaient l'anti low-cost. Le consommateur allait donc payer plus pour un service de meilleure qualité.

Mais c'était sans compter Xavier Niel qui a annoncé la 4G au prix de la 3G. Les concurrents ont eu beau crier au scandale, Stéphane Richard, PDG d'Orange, affirmait qu'on prenait "les Français pour des andouilles", quelques jours après, tout le monde se rend à l'évidence : que Free ait un réseau 4G solide ou pas, le coup de com' a très bien fonctionné. Pas le choix, il faut s'aligner.

Orange plie à son tour

Bouygues a été le premier à plier. C'est maintenant au tour d'Orange d'inclure le très haut débit dans son offre à bas prix Sosh.

La 4G, censée créer de la valeur, cédée à prix sacrifiés. Les opérateurs s'en seraient bien passés.

Dans une interview au Figaro, le patron d'Orange qualifie Xavier Niel de "roi de l'embrouille" et menace à mots couverts de couper les ponts avec Free, dont le trafic mobile dépend encore en grande partie de l'accord d'itinérance signé avec l'opérateur historique. "Cet accord", souligne Stéphane Richard, "Orange peut très bien s'en passer, mais la réciproque est-elle certaine ?".

Anthony Morel