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En Inde, l’Etat peut restreindre Uber, mais pas l’interdire

Uber avait été interdit d'activité à New Delhi après une accusation de viol d’un de ses chauffeurs.

Uber avait été interdit d'activité à New Delhi après une accusation de viol d’un de ses chauffeurs. - Chandan Khanna - AFP

Les problèmes d’Uber ne se limitent pas à l’Europe. En Inde, le service a été interdit après une accusation de viol visant un de ses chauffeurs. Une juridiction a demandé sa réactivation en rappelant que l’Etat peut réguler, mais pas interdire.

En Inde, la température est montée très haut pour Uber. Une juridiction de New Delhi a levé mercredi une interdiction visant le spécialiste américain des voitures de tourisme avec chauffeur (VTC), ce qui devrait lui permettre d'exercer son activité dans la capitale indienne et de déposer une nouvelle demande de licence. 

Uber avait été interdit d'activité à New Delhi après une accusation de viol visant un de ses chauffeurs. Les autorités ont rejeté le mois dernier une demande de licence déposée par la société et ont commencé à saisir certains véhicules.

50 millions de dollars pour développer l'activité en Inde

Selon la juridiction de New Delhi, l'Etat peut imposer des restrictions pour réguler les sociétés de taxis qui fonctionnent avec des applications pour smartphones mais il ne peut pas les interdire, a expliqué un avocat qui représentait le gouvernement. "Uber peut désormais exercer son activité sur les routes de Delhi", a dit Naushad Ahmad Khan. 

Cette décision arrive à point pour Uber qui a décidé d’investir 50 millions de dollars pour développer son service en Inde. Le groupe californien projette d’y ouvrir une agence dans le sud du pays, à Hyderabad. Selon l’édition indienne du Time, 2.000 chauffeurs doivent être formés d’ici fin 2016.

P.S. avec Reuters