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Comment la high-tech américaine se féminise (un peu)

Sheryl Sandberg, numéro 2 de Facebook, incarne la nouvelle génération de dirigeantes de la high tech américaine

Sheryl Sandberg, numéro 2 de Facebook, incarne la nouvelle génération de dirigeantes de la high tech américaine - Getty Images North America AFP Paul Morigi

Aux Etats-Unis le "plafond de verre" se fendille dans les grandes entreprises de la high-tech. Une poignée de femmes dirigent ou occupent des postes-clés de direction chez IBM, Google, Oracle, Apple, HP, ou Microsoft.

Méconnues du grand public, plusieurs femmes sont arrivées au faîte de la hiérarchie des plus grandes entreprises de la Silicon Valley.

Google vient ainsi de recruter sa directrice financière, Ruth Porat, au sein de la banque Morgan Stanley. Débauchée à prix d'or chez Burberry, la directrice mondiale des boutiques et des ventes en ligne d'Apple, Angela Ahrendts, est la dirigeante la mieux payée de la firme californienne, loin devant le PDG Tim Cook.

Même des entreprises américaines historiques du secteur des nouvelles technologies comme HP, IBM ou Xerox, sont dirigées par des femmes depuis plusieurs années.

Hormis leur appartenance à la gent féminine, il est difficile de leur trouver un fil conducteur analogue ou un point commun, tant leur profil et leurs parcours sont des plus variés.

La Silicon valley traîne avec elle une réputation de sexisme

Ingénieur au parcours brillant chez Google, Marissa Mayer a entrepris de redresser Yahoo!, star déchue de l'Internet, en lui appliquant une thérapie de choc, à coup d'acquisitions. Virginia Rometty qui dirige IBM ou Ursula Burns, à la tête de Xerox, sont parvenues au sommet en gravissant un à un les échelons de leur entreprise respective.

Le parcours exemplaire de ces femmes ne doit toutefois pas faire oublier qu'elles restent plus l'exception que la règle. Les firmes de la Silicon valley traînent une réputation de sexisme voire de misogynie.

Satya Nadella, PDG de Microsoft depuis 2014, n'a pu s'empêcher de gaffer publiquement il y a quelques mois. Interrogé sur les femmes dans l’entreprise lors d'une conférence, il répond spontanément qu’au lieu de demander des augmentations, elles feraient mieux d’avoir "foi" dans le système. Il s'est platement excusé le lendemain en réaffirmant qu'à fonction égale, hommes et femmes, devraient avoir le même salaire.

Frédéric Bergé