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Cette start-up de la tech reverse à ses investisseurs un pourcentage de son chiffre d'affaires

Ce sont 175 personnes qui ont investi au total 125.725 euros dans Listo.

Ce sont 175 personnes qui ont investi au total 125.725 euros dans Listo. - Listo

Listo, éditrice d'un logiciel de paie pour PME, a levé 125.000 euros avec un financement participatif particulier. Ses investisseurs sont rémunérés en pourcentage de son chiffre d'affaires via la plateforme Wedogood.

C'est un mode de financement participatif particulier auquel a eu recours une start-up de la région nantaise, éditrice d'un logiciel de paie. Désireuse de lever des fonds d'environ 80.000 euros, Listo est passée par la plateforme Wedogood qui pratique l'investissement rémunéré en royalties. Par ce moyen, le porteur du projet s'engage, une fois les fonds réunis, à rémunérer ses investisseurs en leur reversant un pourcentage de son chiffre d'affaires.

En l'occurrence, la jeune société créée en 2016 s'est engagée à verser chaque trimestre un pourcentage maximum de 1,10% (pour 150.000 euros levés) pendant les cinq ans que durera l'investissement. Ce mode de financement permet au chef d'entreprise de ne pas diluer son capital, tout en fédérant une communauté, intéressée à la réussite du projet.

Un mode de financement plus souple pour les dirigeants

"Les dirigeants de la start-up gardent la maîtrise de leur projet. Ils restent libres de réinvestir, de s'endetter" commente dans Ouest-France Jean Boyancé, cofondateur avec Édouard Veyssière et Ronan Fauglas, de Listo. La start-up est finalement parvenue à lever 125.000 euros en moins de trois mois (entre janvier et début mars 2018), soit 157% de son objectif initial. "Les investisseurs, majoritairement des hommes, ont investi entre 10 euros et 10.000 euros, avec un montant médian de 200 euros" a ajouté le dirigeant. La jeune société a convaincu 175 personnes d'investir dans son projet.

Listo a développé un logiciel de gestion de paie pour TPE et PME, accessible en ligne depuis sa plateforme internet. Celle-ci incorpore une "intelligence logicielle" et des bases de données (juridique, convention collective) lui permettant d'être à jour par rapport à la législation sociale et au droit du travail. La perspective du prélèvement à la source de l'impôt sur le revenu en 2019, qui transformera l'entrepreneur en percepteur, lui fournit un bon argument commercial pour vanter les mérites de sa solution logicielle...

Frédéric Bergé