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Bitcoin: Moscovici réclame un encadrement européen

Le Bitcoin n'est plus la seule monnaie virtuelle prisée des criminels.

Le Bitcoin n'est plus la seule monnaie virtuelle prisée des criminels. - -

Le ministre de l'économie a appelé, mardi 4 mars, les Etats européens à chercher un moyen d'encadrer l'usage du Bitcoin, lors d'une visite à Tracfin, la cellule française de lutte contre le blanchiment d'argent.

Bannir le Bitcoin, comme en Inde ou en Chine? Pas question, selon Pierre Moscovici. Mais il faut trouver "un encadrement précautionneux" pour l'usage des monnaies virtuelles, a-t-il annoncé.

Le ministre de l'Economie a déclaré que le sujet était "impératif à traiter non seulement au niveau national mais aussi au niveau européen", lors d'une visite de la cellule de lutte contre le blanchiment d'argent, Tracfin, mardi 4 mars.

Les monnaies virtuelles, aux transactions anonymes, peuvent en effet faciliter la vie des criminels. La plus célèbre d'entre elles, le Bitcoin, avait connu son premier essor grâce à son usage sur le site de vente en ligne Silk Road, qui permettait d'acheter ou de vendre des drogues, des armes à feu et de la pédopornographie.

Le blanchiment d'argent sans effort

Selon Challenges, Tracfin identifie depuis un an les différentes utilisations illégales des nombreuses monnaies qui ont été créées ces dernières années.

Vente de drogue, mais également de médicaments contrefaits, et blanchiment d'argent: les criminels ont su s'adapter aux nouvelles technologies.

Les plateformes d'échange, comme Zipzap, ne demandent aucune vérification à leurs utilisateurs. Tracfin doit alors attendre que l'argent réapparaisse sur un compte en banque classique.

Reste à attendre que les autorités réagissent. Pierre Moscovici a promis de mettre le sujet à l'ordre du jour du prochain Ecofin, le rassemblement des ministres de l'économie de l'Union européenne.

J.S