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Atos a créé un algorithme pour prédire les cyberattaques

Le système d'Atos détecte une cyber-attaque en moins d'une minute et lance l'alerte avant que les assaillants ne soient entrés dans le système

Le système d'Atos détecte une cyber-attaque en moins d'une minute et lance l'alerte avant que les assaillants ne soient entrés dans le système - Éric Piermont - AFP

Le groupe européen a dévoilé une technologie basée sur le "deep learning" et le big data qui analyse les réseaux et détecte les signes annonciateurs des cyberattaques en moins d'une minute.

La lutte contre les cyberattaques doit commencer avant qu'elles ne se produisent. C'est l'objectif d'Atos qui vient de présenter une nouvelle solution de cybersécurité capable de prédire une cyber-offensive avant même qu'elle ne soit lancée par les hackers. Cette innovation a été présentée par Thierry Breton, PDG d'Atos, en "première mondiale" lors des Atos Tech Days, un séminaire qui se tient ce mardi à Bruxelles. Selon le dirigeant, elle va permettre d'anticiper les attaques en reconnaissant les "signaux faibles annonciateurs d'une attaque imminente".

"Nous avons créé des algorithmes qui utilisent à la fois l'apprentissage des machines, les données massives, l'intelligence artificielle et le renseignement pour pouvoir anticiper les attaques plutôt que réagir", a détaillé Thierry Breton. Le dirigeant assure que cette technologie peut détecter une attaque en moins d'une minute, contre jusqu'à 190 jours jusqu'ici.

"Notre système déclenche une alarme avant même que les assaillants ne puissent pénétrer dans le système. Jusqu'ici on ne pouvait le savoir que lorsque l'attaquant était entré", a ajouté Philippe Vannier, directeur technique d'Atos.

Sequana, le supercalculateur "le plus puissant du monde"

Le groupe informatique a également profité de ses journées innovations pour présenter son tout premier simulateur d'ordinateur quantique, un outil qui doit permettre aux chercheurs et entreprises de préparer de nouveaux algorithmes en vue de l'arrivée des premiers appareils disposant de cette technologie. Ces ordinateurs, qui se basent sur la physique quantique, disposeront d'une puissance et d'une rapidité de calcul infiniment supérieure aux ordinateurs existants aujourd'hui. Avec ce simulateur, "vous disposez de la puissance théorique d'un ordinateur quantique mais pas de sa vitesse de calcul", a précisé Philippe Vannier.

"C'est une machine qui sera très utile pour la recherche fondamentale. Les premières cibles sont bien entendu les universités et les centres de recherche mais nous sommes ouverts à tous, des secteurs tels que l'aéronautique ou l'automobile peuvent être intéressés", a ajouté Thierry Breton. Un an après le lancement de son supercalculateur Sequana, présenté comme le "plus puissant au monde", le PDG d'Atos s'est également félicité de sa réussite commerciale, avec plus de 70 supercalculateurs vendu les 12 derniers mois.

Le groupe Atos, qui a fait son entrée au CAC40, l'indice phare de la Bourse de Paris, en mars, a réalisé un chiffre d'affaires de 3,11 milliards d'euros durant le premier trimestre de l'exercice en cours, en progression de 2%.

Pascal Samama avec AFP