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Le retour en entreprise pourrait signer la mort des bureaux fermés

L'open space résolument désert, personne pour vous surveiller, il faut quand même trouver la motivation pour travailler.

L'open space résolument désert, personne pour vous surveiller, il faut quand même trouver la motivation pour travailler. - Alpha - Flickr - CC

Fin du cloisonnement hiérarchique, généralisation de l'open-space mais en mode flex-office..., les espaces de travail vont devoir s'adapter comme chez le géant bancaire HSBC.

Si le recours au télétravail est devenu en une année la norme, si de nombreux salariés le plébiscitent, ils sont autant à vouloir maintenir le lien physique avec leur employeur.

Et dans les entreprises, si une petite frange voit son avenir sans aucun bureau, la plupart n'entend pas remettre en cause leurs espaces de travail à travers une approche hybride combinant télétravail et présentiel. De quoi faire fortement évoluer l'utilisation des espaces.

Le cloisonnement hiérarchique est aussi remis en cause. La banque britannique HSBC a en effet annoncé que ses hauts dirigeants ne travailleront plus dans des bureaux fermés, mais au sein des open-space.

Les dirigeants d'HSBC privés de bureaux fermés

"Après avoir passé plus d'un an à travailler à la maison, la dernière chose que je souhaite est d'être coincé dans un bureau individuel quand je retournerai dans l'immeuble" HSBC, écrit sur le réseau social LinkedIn son directeur général Noel Quinn qui a même publié une photo de son bureau in situ...

Je veux avoir des gens autour de moi, renouer avec mes collègues et amis et pouvoir leur parler de façon informelle. Ainsi, mon équipe de direction et moi avons déménagé sans bureau désigné. Nos anciens bureaux ont été convertis en salles de réunion", poursuit-il.
Pour lui, ce serait une "opportunité manquée de reprendre directement nos vieilles manières de travailler". "Nos employés veulent de la flexibilité. Les habitudes des clients aussi ont changé", argumente-t-il. Reste la question de la confidentialité...

L'absence de bureaux attitrée à chaque salarié est également, comme chez HSBC, une tendance émergente qui s'appuie sur la généralisation des roulements télétravail/présentiel et qui répond à un objectif de réduction des coûts étant donné que l'entreprise met à disposition moins de postes que le nombre effectif de salariés.

Selon une étude de Deskeo menée en France, avant la crise, le flex-office ne concernait que 16% des organisations. Désormais, 55% d'entre elles envisagent d'y passer prochainement. Mais attention, la transition est complexe à mettre en place et peut ne pas emporter l'adhésion des salariés.

Olivier Chicheportiche Journaliste BFM Business