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Veolia: Matignon dément interférer dans le dossier

Antoine Frérot serait sur la sellette

Antoine Frérot serait sur la sellette - -

Après les affirmations du site internet du Point, ce vendredi 14 février, selon lesquelles le PDG de Veolia, Antoine Frérot, serait menacé, les services du Premier ministre viennent de nier intervenir dans le dossier.

Matignon nie , ce 14 février, interférer dans les affaires des entreprises privées, en réaction aux informations du Point selon lesquelles le PDG de Veolia serait sur la sellette, notamment parce qu'il "agace" les services du Premier ministre.

Selon le site de l'hebdomadaire, Antoine Frérot serait menacé d'être remplacé, à la tête de Veolia, par David Azema, un haut fonctionnaire du ministère de l'Economie. "Matignon, agacé par l'intransigeance du PDG dans l'épineux dossier du sauvetage de la SNCM, pourrait laisser faire", lit-on sur LePoint.fr.

Une citation qui n'a "aucun fondement" selon les services de Jean-Marc Ayrault interrogé à ce sujet par Reuters. "Le gouvernement n'intervient pas dans le choix des dirigeants des entreprises privées", précise-t-on.

Le mandat d'Antoine Frérot arrive à son terme à la prochaine assemblée générale, prévue le 24 avril. Et selon Le Point, le groupe Dassault, qui détient environ 6% de Veolia, aurait convaincu plusieurs administrateurs de remplacer le dirigeant par l'actuel directeur général de l'Agence des participations de l'Etat.

Une dette réduite de moitié

En cause: sa position ferme concernant la SNCM. La compagnie de ferry vers la Corse, détenue à 66% par Transdev, coentreprise de Veolia Environnement et de la Caisse des dépôts, connaît actuellement de grandes difficultés. Et Antoine Frérot refuse d'injecter des fonds supplémentaires, mais cherche au contraire à s'en débarrasser.

Le numéro un mondial du traitement de l'eau et des déchets, a mis en oeuvre ces deux dernières années un programme de désendettement et d'économies, qui passe notamment par la suppression de 1.500 postes dans la division eau en France. Il a réalisé pour 6,3 milliards d'euros de cessions d'actifs entre 2012 et 2013 et a réduit sa dette par deux en quatre ans, à un niveau de l'ordre de huit à neuf milliards fin 2013, indique le groupe.

Ce n'est pas la première fois que des rumeurs sur l'éviction du successeur d'Henri Proglio sont évoquées. La dernière en date prédisait son remplacement par l'ancien ministre centriste Jean-Louis Borloo. Ces rumeurs ne plaisent apparement pas aux investisseurs, le titre cède plus de 1% ce vendredi, signant la deuxième plus forte baisse du CAC 40

N.G. avec AFP