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Un futur module de la station spatiale lunaire sera made in France

La station spatiale sera dotée d'un système de propulsion et d'énergie, de modules d'utilisation et d'habitation de l'équipage avec capacité d'amarrage.

La station spatiale sera dotée d'un système de propulsion et d'énergie, de modules d'utilisation et d'habitation de l'équipage avec capacité d'amarrage. - Bruce Bennett - AFP

Les deux entreprises françaises La Comex et Airbus vont développer un module pour la future station en orbite autour de la lune. Baptisée Gateway, elle devrait être lancée en 2023.

La Comex - spécialisée dans l'ingénierie des milieux extrêmes - et Airbus s'associent pour développer l'un des modules européens de Gateway, la future station spatiale lunaire. Le module développé par les deux entreprises françaises se nomme Esprit (pour Système européen de ravitaillement en carburant, infrastructures et télécommunications).

"Gateway sera une base pour les missions sur la surface lunaire des véhicules robotiques et des astronautes. Son assemblage en orbite lunaire devrait commencer en 2023", explique la Comex dans un communiqué. Cette station spatiale sera dotée d'un système de propulsion et d'énergie, de modules d'utilisation et d'habitation de l'équipage avec capacité d'amarrage, de sas d'activités scientifiques et extra-véhiculaires et de modules de logistique.

Des systèmes de stockage et de ravitaillement

Actuellement, son développement est mené par le partenariat actuel de la Station spatiale internationale (NASA, ESA, ROSCOSMOS, JAXA et CSA) pour un lancement sur la Lune vers 2020.

Le module Esprit développé par la Comex et Airbus comprend des systèmes de stockage et de ravitaillement en propulseur (xénon et hydrazine) pour l'élément de propulsion (le premier élément américain de GATEWAY), des systèmes de communication avec la Lune, des points d'interface pour les charges utiles externes et un sas scientifique.

Depuis 2012, la Comex est activement impliquée dans l'activité des vols spatiaux habités et des plates-formes stratosphériques, rappelle-t-elle.

C.C. avec AFP