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Un drone de surveillance européen pour 2020?

La France a dû faire l'acquistion de 12 drones MQ-9 Reaper à l'américain General Atomic.

La France a dû faire l'acquistion de 12 drones MQ-9 Reaper à l'américain General Atomic. - -

Airbus Group, Dassault Aviation et Finmeccanica ont annoncé, ce lundi 19 mai, avoir remis ensemble leur projet de drone de surveillance aux gouvernements français, allemand et italien. Quels sont les enjeux derrière cette, possible, nouvelle alliance européenne de la défense?

Près d'un an après avoir annoncé leur volonté de construire un drone de surveillance européen, Airbus Group, Dassault Aviation et Finmeccanica ont remis, ce lundi 19 mai, leur projet aux gouvernements français, allemand et italien.

Baptisé drone "Male" 2020, ce projet prévoit de faire voler des drones Male (moyenne altitude-longue endurance) européens au début de la prochaine décennie. Une étude de faisabilité doit d'abord être menée sur deux ans, afin de déboucher sur un lancement du programme en 2016. L'idée est de faire voler un drone européen de surveillance en 2020.

Le développement du programme en lui-même reviendra à "largement moins de 100 millions d'euros" par pays et par an sur une décennie, a expliqué Eric Trappier, PDG de Dassault Aviation.

Relancer l'Europe de la Défense

Cette initiative commune doit donc permettre de relancer l'Europe de la Défense, mise à mal par l'échec de la méga fusion EADS-BAE Systems. Et pour ne rien arranger, les coupes à répétition dans les budgets de la défense un peu partout en Europe inquiètent franchement les industriels du secteur.

Airbus, Dassault et Finmeccanica prennent donc les choses en main et se décident, chose nouvelle, à travailler ensemble, eux qui ont plutôt tendance à développer leur champion technologique chacun dans leur coin pour finir tôt ou tard concurrents dans les appels d'offres.

Un luxe que ces entreprises ne peuvent plus se permettre, elles l'ont d'ailleurs bien compris l'an dernier quand la France a dû commander en urgence 12 drones de surveillance à l'américain General Atomics.

Thomas Sasportas avec BFMBusiness.com