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Nissan ne veut pas du nouveau patron de Renault à sa tête

Jean-Dominique Sénard, nouveau président de Renault

Jean-Dominique Sénard, nouveau président de Renault - AFP

Le constructeur japonais craint une trop grande concentration des pouvoirs, comme c'était le cas jusqu'alors avec Carlos Ghosn.

L’heure n’est visiblement pas à l’apaisement au sein de l’alliance Renault-Nissan. Selon une information du Financial Times, le comité spécial sur la gouvernance du constructeur japonais va recommander de ne pas nommer à sa tête le nouveau président de Renault, Jean-Dominique Senard.

Il s’agit pour ledit comité de trancher avec le mode de gouvernance actuel qui favorisait selon lui une trop grande concentration des pouvoirs dans les mains de Carlos Ghosn, avant son arrestation en novembre dernier. Or, le groupe japonais estime que cette position a facilité les malversations financières dont est accusé l’ex-PDG de Renault, président de Nissan, de Mitsubishi et de l’alliance entre les constructeurs.

Renault et l'État veulent installer Senard

De leur côté, Renault et l’État français, premier actionnaire du groupe, insistent pour que son nouveau président, Jean-Dominique Senard, tienne le même rôle chez Nissan, selon des sources proches des discussions.

Le comité spécial de Nissan, composé de trois administrateurs externes du constructeur et de quatre membres tiers, devra formuler ses recommandations au mois de mars. Il ne devrait toutefois pas proposer de nom précis, mais simplement conseiller la limitation des pouvoirs du président de Nissan.

Renault et Nissan n’ont fait aucun commentaire à ce sujet. Les dirigeants des deux constructeurs et de Mitsubishi Motors ont simplement réaffirmé la semaine dernière l’importance de leur alliance.

Paul Louis