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La Région Bretagne entre au capital du groupe agroalimentaire d’aucy

En 2016, la région Bretagne s’était engagée au côté du groupe d’aucy (GDH) sous la forme d’une avance remboursable de 5 millions d'euros.

En 2016, la région Bretagne s’était engagée au côté du groupe d’aucy (GDH) sous la forme d’une avance remboursable de 5 millions d'euros. - Olivier Laban-Mattei-AFP

La région prend une participation de 2,72%, évaluée à 5 millions d'euros, dans une entreprise industrielle agroalimentaire qu'elle juge "structurante pour le territoire breton" : le groupe d’Aucy.

La Bretagne est prête à investir des deniers publics dans certaines entreprises de son territoire. En 2016, la région Bretagne s’était engagée au côté du groupe d’aucy (GDH) dans une "démarche de relance" sous la forme d’une avance remboursable de 5 millions d'euros. Elle propose aujourd’hui de convertir cette avance remboursable en prise de participation au capital (2,72%) de ce groupe coopératif agroalimentaire, réunissant les filières oeufs et légumes. L'exécutif régional souhaite ainsi "l’accompagner dans ses projets de développement et de transformation".

La prise de participation sera officialisée à l'occasion de la présentation, le 10 janvier prochain, de la nouvelle casserie d'oeuf de la marque Cocotine du groupe d'aucy, implantée à Ploërmel (Morbihan). Cet investissement est censé lui permettre de poursuivre le développement des productions alternatives d'oeufs (poule plein air, bio...), le groupe ayant pris l'engagement de sortir du modèle de l’oeuf de poules en cage, à l'horizon 2025.

C'est le 2ème investissement pour la région Bretagne

Comme elle l’a fait pour la première fois l’an dernier en entrant au capital à hauteur de 5% de Yer Breizh (société regroupant la filière amont de l'ex-groupe Doux), la région affirme qu'elle saisit, avec sa prise de participation dans le groupe d'aucy, "l’opportunité de devenir actionnaire d’une entreprise structurante pour son territoire."

Depuis la promulgation de la loi NOTRe (nouvelle organisation territoriale de la République), en vigueur depuis 2016, la région est "seule compétente pour définir les aides et les régimes d’aides générales (subventions, prêts, avances remboursables, etc.) en faveur de la création ou de l’extension d’activités économiques ou des entreprises en difficulté". Un texte d'application permet aux exécutifs régionaux de prendre une participation dans le capital d'une société au titre de l'organisation du développement économique sur leur territoire.

Frédéric Bergé