BFM Business

La Grèce compte acheter six Rafale supplémentaires

Athènes a déjà commandé 18 de ces avions de chasse à Dassault Aviation en janvier dernier.

Nouvelle victoire à l'export pour le Rafale. La Grèce a confirmé son intention d'acheter à Dassault six avions de chasse supplémentaires en plus des 18 déjà commandés en janvier dernier.

Le ministère des Armées se félicite de cette décision. "Excellente nouvelle: la Grèce vient d'annoncer son intention d'acquérir 6 Rafale supplémentaires. Ensemble, nous avançons pour construire une véritable autonomie européenne", a tweeté Florence Parly, la ministre.

Le Premier ministre grec Kyriakos Mitsotakis avait laissé entendre samedi que son pays allait franchir ce pas.

"J'ai annoncé l'achat de 18 Rafale. Il y en aura bientôt 24", a-t-il dit lors du Salon international de Thessalonique. "Le premier d'entre eux volera dans le ciel grec avant la fin de l'année", a-t-il ajouté.

Contexte de tensions avec la Turquie

Premier pays européen à avoir choisi l'avion de combat français, dans un contexte de tensions avec la Turquie, la Grèce a reçu son premier Rafale en juillet dernier.

La décision de négocier avait été prise en septembre 2020 par Athènes en réaction aux explorations gazières de la Turquie et à ses démonstrations de force dans des eaux disputées avec la Grèce et Chypre.

La France s'était alors rangée démonstrativement au côté d'Athènes et avait envoyé des Rafale et des navires de guerre face au déploiement de navires militaires et de prospection turcs.

Lors de la commande initiale, 12 appareils d'occasion (rachetés par Dassault à l'Armée de l'Air et de l'Espace) et 6 avions neufs ont été acquis par la Grèce. Le montant de ce premier contrat était de 2,5 milliards de dollars.

La Grèce s'est résolue à acquérir du matériel d'occasion pour pouvoir disposer plus vite des moyens d'assurer sa aupériorité aérienne en mer Egée.

La Croatie, le Qatar (36 appareils), l'Egypte (24+30 supplémentaires) et l'Inde (36) sont les autres clients du Rafale à l'international.

Olivier Chicheportiche avec AFP