BFM Business

L’armée française choisit à nouveau des bérets fabriqués en France

L'atelier d'Oloron Sainte-Marie fabrique des bérets pour l’armée française depuis la deuxième guerre mondiale.

L'atelier d'Oloron Sainte-Marie fabrique des bérets pour l’armée française depuis la deuxième guerre mondiale. - Laulhere Army Beret

"Implantée dans les Pyrénées-Atlantiques, la société Laulhere Army Beret vient de remporter l’appel d’offres pour fabriquer entre 60.000 et 150.000 bérets destinés aux armées françaises."

Cocorico. Les bérets de l’armée française continueront d’être fabriqués en France. Laulhere Army Beret, la dernière fabrique historique de l’Hexagone, vient de remporter l’appel d’offres lancé par l'armée française. Elle lui fournira au minimum 60.000 bérets en laine Mérinos et cuir de la montagne Noire (Tarn).

Laulhere Army Beret est une filiale de l’entreprise historique Laulhère, fondée en 1840. Le montant du contrat n’est pas encore fixé, rapporte La Tribune. Implantée à Oloron Sainte-Marie, près de Pau, l’entreprise va fabriquer quatre modèles différents: 1995 pour l'armée de terre, Alpin pour les troupes alpines, Commando pour les parachutistes et Fusilier pour les fusiliers commandos. La quantité de bérets pourrait même atteindre 150.000.

Agrément de l'OTAN

L’appel d’offres reposait sur trois critères: la qualité, le prix et le développement durable. L’usine des Pyrénées-Atlantiques a obtenu la meilleure note: 95,29/100. Elle n'a plus de concurrent en France, depuis le rachat de Blancq-Olibet en 2013. Elle-même rachetée en 2012, la société fabrique des bérets pour l’armée française depuis la deuxième guerre mondiale, mais fournit aussi les armées de plusieurs autres pays dont l'Arabie Saoudite, le Koweït et la Côte d'Ivoire. L'atelier béarnais a obtenu l’agrément de l’OTAN en 2011.

Sa maison-mère, Laulhère, emploie 45 personnes et a réalisé 2,15 millions d’euros de chiffre d’affaires sur l’exercice 2014 puis environ 3 millions l’an dernier. Elle vend aussi des bérets pour les civils pour des prix allant de 20 à 95 euros l'unité, dont un aux couleurs du XV de France. Le mode de fabrication qu’elle applique n’a quasiment pas changé depuis 170 ans.

Adeline Raynal