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Elisabeth Borne sur la gratuité dans les transports: "Il y a quelqu'un qui paie au final"

Invitée de BFMTV, Elisabeth Borne a soulevé la question du financement à propos du débat sur les projets de gratuité des transports publics. "Si ce n'est pas le voyageur, ce sera l'impôt" a-t-elle martelé.

Invitée de BFMTV et RMC, la ministre des Transports a douché les espoirs de ceux qui souhaitent que la France prenne exemple sur l'Estonie en développant la gratuité dans les transports publics. "Produire du transport public n'est pas gratuit. Il y a quelqu'un qui paie au final. Les voyageurs paient 30% en moyenne des transports. Si ce n'est pas le voyageur qui paie, c'est l'impôt qui financera. Quand on mène ce débat et qu'on ne veut plus faire payer les voyageurs il est important de se demander quel nouvel impôt va être créer" explique Elisabeth Borne.

Dunkerque, plus grande ville à pratiquer la gratuité

Mais la ministre des Transports reconnaît que, selon la taille des agglomérations, le contexte local et la nature des transports publics existants, les enjeux peuvent varier. Et la gratuité peut parfois se justifier. "Il y a des villes moyennes qui constatent que les bus sont vides et qui pensent pouvoir attirer plus de gens. En région parisienne, les transports sont au contraire très pleins. Donc je mets ces éléments dans le débat" a conclu la ministre.

Pour mémoire, plusieurs villes en France ont instauré la gratuité dans leur réseau de bus. Parmi elles, Dunkerque qui, dans l'Hexagone, est la plus grande agglomération à ne plus faire payer les voyageurs.

F.Bergé