BFM Business

EDF et Areva prêts à coopérer… en Finlande

EDF et Areva vont renforcer leur coopération sur le chantier de l'EPR d'Olkiluoto en Finlande

EDF et Areva vont renforcer leur coopération sur le chantier de l'EPR d'Olkiluoto en Finlande - Wikimedia - CC

Les deux fleurons français du nucléaire s'apprêteraient à collaborer étroitement en Finlande, où Areva rencontre d'énormes difficultés sur la construction de réacteurs nucléaires dernière génération.

Le rapprochement d'EDF et d'Areva va bien avoir lieu. En tout cas en Finlande. Les deux groupes devraient signer un partenariat opérationnel "dans les prochaines semaines", dans le pays scandinave où le groupe nucléaire français doit réaliser le réacteur EPR Olkiluoto 3, un chantier qui connaît d'importants retards et surcoûts.

"Selon nos informations, un accord tripartite entre EDF, Areva et son client finlandais, l'électricien TVO – futur exploitant de la centrale - n'est certes pas encore signé, mais il est en bonne voie. Une conclusion est espérée au cours des prochaines semaines", lit-on sur le site internet du Figaro.

Le projet de coopération, qui n'a pas de volet capitalistique, "prévoit qu'EDF puisse travailler aussi bien en support d'Areva que de TVO, dans le cadre d'une mission d'ingénierie d'envergure", ajoute-t-il.

Les deux groupes français n'ont pas souhaité commenter. Areva, dont l'Etat contrôle 87% du capital, a publié la semaine dernière une perte nette de 4,8 milliards d'euros incluant une nouvelle provision de 720 millions d'euros au titre de l'EPR finlandais. 

Vers une refondation de la filière nucléaire française

Dans la foulée le spécialiste public du nucléaire a annoncé un programme d'économies d'un milliard d'euros à l'horizon 2017, ainsi qu'un futur plan de financement qui pourrait inclure des opérations financières avec EDF et d'autres partenaires.

Lors de la présentation à la presse des résultats le 4 mars, le directeur général d'Areva, Philippe Knoche, avait affirmé que les discussions avec EDF portaient sur des points opérationnels et que les discussions capitalistiques "interviendraient si nécessaire dans un second temps".

Les ministres de l'Energie, des Finances et de l'Economie avaient fait savoir que l'Etat examinerait "les propositions des directions générales d'EDF et d'Areva (...) en vue d'une refondation industrielle de la filière française" et prendrait "le moment venu ses responsabilités en sa qualité d'actionnaire".

De son côté, le ministre de l'Economie Emmanuel Macron avait indiqué que le resserrement des liens entre Areva et EDF pourrait se traduire par "une plus grande coopération industrielle, ou aller jusqu'à un rapprochement, y compris capitalistique", citant l'activité dans les réacteurs, de l'ingénierie à la maintenance.

N.G. avec Reuters