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Ces salariés ont fait plier le fonds qui voulait délocaliser leur entreprise

L'entreprise Gallion, propriété du Britannique VitasheetGroupe et dont l'actionnaire allemand Dubag souhaitais délocaliser est le dernier site en France à produire du plastique extrudé.

L'entreprise Gallion, propriété du Britannique VitasheetGroupe et dont l'actionnaire allemand Dubag souhaitais délocaliser est le dernier site en France à produire du plastique extrudé. - Rowena Blair - Flickr - CC

Le fonds d'investissement allemand qui voulait délocaliser la production de l'usine de plasturgie Gallion, dans le Rhône, en Allemagne, a renoncé face à la mobilisation des salariés.

La seule mobilisation des salariés a sauvé 50 emplois et maintenu une activité industrielle en France. Le fond d'investissement allemand Dubag a finalement décidé d'annuler le plan de sauvegarde de l'emploi qu'il prévoyait dans l'usine de plasturgie de Gallion dans le Rhône, propriété du britannique VitasheetGroup, ont annoncé ses syndicats vendredi. Un plan qui devait mener à la délocalisation de la production de plastique extrudés de l'entreprise dans des usines allemandes et italiennes. 

"L'actionnaire allemand a purement et simplement annulé son plan de licenciement", a déclaré un représentant du comité d'entreprise, Axel, qui n'a pas souhaité décliner son nom.

La direction s'était engagée mercredi par écrit sur trois propositions et devait trancher vendredi sur l'une d'entre elles: soit le maintien du projet de restructuration dans le cadre du plan social mais avec une indemnité supra-légale de 3,8 millions d'euros, soit l'entrée en négociations avec les salariés pour envisager une offre de reprise de type Scop, soit l'étude d'un nouveau projet avec moins de 10 licenciements et départs volontaires au lieu des 58 licenciements secs prévus par le PSE.

Moins d'une dizaine de poste supprimés

C'est finalement le troisième scenario qui a été validé puisque la restructuration entrainera le départ volontaire ou à la retraite de neuf personnes, détaille le syndicaliste, qui se félicite du maintien en France de la dernière usine d'extrusion de plaque de plastique en forte épaisseur.

Basé au Royaume-Uni mais appartenant au fond d'investissement allemand, le groupe Vitasheet avait décidé en janvier de fermer l'usine basée à Saint-Georges-de-Reneins (Rhône), avec à la clef 58 licenciements sur 68 postes. Seule devait rester une antenne commerciale employant moins d'une dizaine de salariés. La production de Gaillon devait être répartie dans deux usines du groupe, confronté à des problèmes de surcapacité de production, en Allemagne et en Italie.

Les salariés avaient alors proposé de mettre en place une société coopérative et participative (Scop) ou, à défaut, de négocier des indemnités de licenciement dans le cadre d'un plan social, qu'ils chiffrent à 5,4 millions d'euros.

N.G. avec AFP