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Alstom: la vente d'une participation d'EDF est une "intox" selon Bercy

Le ministre Arnaud Montebourg maintient la nécessité de prendre son temps dans le dossier Alstom

Le ministre Arnaud Montebourg maintient la nécessité de prendre son temps dans le dossier Alstom - -

Alors qu'Alstom devrait annoncer mercredi matin le choix du repreneur pour ses activités energie, l'Etat pourrait se désengager partiellement d'EDF pour entrer au capital du groupe de Patrick Kron selon le Nouvel Observateur. Une intox estime Bercy à BFMBusiness.

La vente par l'Etat d'une partie du capital d'EDF pour recapitaliser Alstom est "une intox" affirme Bercy à BFMBusiness. Le ministère de l'Economie et du Redressement productif a même annoncé "le gouvernement dément formellement l'information du Nouvel Observateur. La vente de titres EDF n'a jamais été envisagée dans le dossier Alstom".

Le gouvernement étudierait pour Alstom un troisième scénario impliquant EDF, via la cession d'une partie des 84% que l'Etat détient dans l'électricien, rapportait ce mardi le Nouvel observateur sur son site internet.

Le magazine, qui ne précise pas ses sources, écrit que l'Etat pourrait ainsi dégager six milliards d'euros - trois milliards pour financer la sortie de Bouygues et trois milliards pour recapitaliser Alstom - dont la branche énergie se trouve actuellement au centre de grandes manoeuvres entre l'américain General Electric et l'allemand Siemens

Le Nouvel observateur ne précise pas si le rôle d'EDF irait au-delà du scénario d'une cession partielle de la participation de l'Etat dans son capital.

Le cours de l'action EDF en baisse

Le cours d'Alstom était toujours suspendu mardi à la Bourse de Paris. L'industriel français a demandé dimanche à l'AMF de maintenir la suspension jusqu'à mercredi matin, jour où il prévoit de communiquer sur son avenir.

Pour un vendeur d'actions parisien, le recul du titre EDF est "logique", puisqu'il y a peu de titres en circulation en Bourse, ce qui fait que toute rumeur évoquant une vente de titres pèse sur le cours de l'action.

En outre, pour l'Etat, vendre des actions EDF serait une belle opération puisque le cours a beaucoup grimpé depuis début 2010. "L'Etat a déjà su profiter de très fortes hausses pour céder des participations, notamment sur Safran", selon le vendeur d'actions.

De son côté, David Azéma, directeur général de l'Agence des Participations de l'État, indique dans un entretien aux Echos de ce matin que la question d'une intervention en fonds propres de l'Etat "n'est pas à l'ordre du jour".

D. L. et N.G. avec agences