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Guerre en Ukraine: la Russie publie une liste de 59 entreprises occidentales qui pourraient être nationalisées

Le Kremlin à Moscou (Russie), le 22 octobre 2021.

Le Kremlin à Moscou (Russie), le 22 octobre 2021. - DIMITAR DILKOFF / AFP

Il s'agit pour le pays de répondre à la vague de départs d'entreprises européennes et américaines de son sol suite à l'invasion de l'Ukraine.

La Russie sur le point de mettre à exécution ses menaces contre les entreprises occidentales présentes sur son sol? Il y a quelques jours, le parti de Vladimir Poutine demandait une nationalisation des entreprises qui ont cessé leur activité en Russie.

"De telles actions des entreprises occidentales ne sont rien d'autre qu'une faillite préméditée (...), assure sur le site de Russie Unie le secrétaire du Conseil général du parti du gouvernement russe. Russie Unie propose de nationaliser la production des entreprises qui annoncent leur retrait et la fermeture de la production en Russie à l'occasion de l'opération spéciale en Ukraine."

Rappelons que de nombreuses entreprises ont pris cette décision: de McDonald's à Starbuck en passant par BP, Ersnt&Young, FedEx, Ikea ou encore Maersk.

Aujourd'hui, la Russie a dressé une liste de 59 entreprises occidentales qui pourraient être effectivement nationalisées selon l'agence de presse russe Izvestia.

Shell, Volkswagen, Ikea...

On y trouve notamment la société pétrolière et gazière Shell, les constructeurs automobiles Volkswagen et Toyota, et le distributeur de meubles Ikea. Cette liste pourrait être élargie, avertissent les autorités.

On peut néanmoins s'interroger sur le effets de telles nationalisations sur des sociétés qui ne possèdent que des entrepôts ou des franchisés dans le pays, à l'image d'Ikea par exemple ou de constructeurs automobiles qui n'ont pas d'usines mais juste des concessions.

"L’effet d’une nationalisation pour les entreprises basées en Russie se ferait surtout ressentir sur l’activité, avec des ruptures d’approvisionnement, estime dans La Croix Philippe Métais, avocat d’affaires au cabinet Bryan Cave Leighton Paisner. L’impact serait probablement plus important que la question des pertes d’actifs."

Les contre-mesures russes ne s'arrêtent pas là. Le Kremlin a adopté un projet de loi visant à mettre sous tutelle les entreprises détenues à plus de 25% par des groupes étrangers issus de "nations hostiles".

Olivier Chicheportiche Journaliste BFM Business