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Fusion Siemens-Alstom : incertitude malgré de nouvelles propositions

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- - Patrick Kovarik - AFP

Alstom a confirmé ce lundi que de nouvelles concessions ont été soumises à la Commission européenne mais toujours pas de feu vert à l'union des deux groupes.

L'incertitude règne toujours autour d'une possible fusion entre Alstom et Siemens. Le groupe français a confirmé ce lundi que de nouvelles concessions ont été soumises à la Commission européenne mais toujours pas de feu vert à l'union des deux groupes. Cette prise de position intervient après la révélation vendredi que les deux groupes de construction ferroviaire avaient soumis de nouvelles propositions afin d'emporter la décision de la Commission, selon des sources proches du dossier.

Depuis leur première proposition le 12 décembre, "Siemens et Alstom ont continué le dialogue avec la Commission et ont décidé de modifier ces remèdes afin de répondre aux inquiétudes", explique le groupe français.

"Toutefois, il n'y a toujours pas de certitude que le contenu de cette proposition sera suffisant pour répondre aux préoccupations de la Commission. Une décision de la Commission est attendue d'ici le 18 février 2019", ajoute t-il dans un communiqué.

"L'ordre de grandeur en termes de chiffre d'affaires" des nouvelles propositions représente environ 4% du nouvel ensemble et "reste inchangé" par rapport à la proposition précédente, ajoute-t-il.

Selon une des deux sources proches du dossier, les deux groupes pourraient, dans le domaine du train à très grande vitesse, allonger la durée des licences technologiques qu'ils comptaient céder et en étendre le périmètre géographique à certains pays hors d'Europe. Dans le domaine de la signalisation, les deux groupes offrent de céder de nouvelles activités.

La Commissaire européenne à la Concurrence Margrethe Vestager a exprimé à maintes reprises par le passé ses doutes sur la fusion, annoncée en grande pompe en septembre 2017.

Chargée de veiller à ce que l'union annoncée entre Alstom et les activités ferroviaires de Siemens en Europe n'écrase pas les plus petits groupes ou ne menace les prix, Margrethe Vestager s'inquiète de la position dominante que le nouvel ensemble aurait dans la signalisation ferroviaire et les trains à grande vitesse.

La rédaction avec AFP