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Peut-on croire le Giec?

Tout au long de l'été, BFMTV vous propose un rendez-vous pour parler de notre planète et des secrets de son climat. "Apprendre, surprendre et comprendre", tel est le credo de cette chronique estivale.

Depuis qu'on a constaté un grave chamboulement climatique, la vague des convaincus s'est accompagnée de celle des climato-sceptiques. Pour apporter bilans et études complètes sur ce phénomène, le Giec a été créé. C'est ce que nous explique notre journaliste météo, Fanny Agostini, dans ce nouveau numéro de son rendez-vous de l'été. 

Le Giec, qui sont-ils ? Que font-ils ? Pourquoi peut-on leur faire confiance ? Le Giec, c'est donc le Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat. Il a été crée dans les années 80 sous l'égide de l'ONU et de l'Organisation mondiale de la météo. 

Contrairement à ce que l'on pourrait penser, le Giec, ce n'est pas un groupe d'experts scientifiques vieux et décatis qui ressassent depuis vingt-cinq ans les mêmes propos. Non. C'est au contraire un mode de fonctionnement très méthodique et bien hiérarchisé avec trois groupes de travail différents. 

5 rapports édités en 25 ans 

Chaque groupe doit rédiger un rapport faisant l'état des lieux de toutes les connaissances scientifiques en matière de climat. C'est un long processus qui peut prendre plusieurs années. Quelques centaines d'auteurs mettent ensuite en forme ces textes pour arriver à un rapport définitif : un gros pavé de 5.000 pages, absolument indigeste pour le commun des mortels. Heureusement, il y a un résumé qui est fourni aux décideurs politiques et qui sert de base aux négociations entre gouvernements. 

En 25 ans, nous en sommes à l'édition du cinquième rapport. Et le diagnostic du Giec est sévère sur deux points cruciaux : 

- l'Homme est responsable de l'accélération dans le changement climatique

- Il est important de limiter la hausse de la température à +2 degrés avant la fin du siècle

Pourtant, des climato-sceptiques tentent de semer le doute sur ces constats. Le dernier exemple en date illustrant ce phénomène remonte en début d'année. Des élus américains ont en effet effectué un vote symbolique au Sénat afin d'écarter toute responsabilité de l'homme dans le changement climatique. 

Les rendez-vous de l'été BFMTV :

Retrouvez en vidéo toutes les chroniques de Fanny Agostini : 

"2015, année climatique".

Fanny Agostini édité par A.M.