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La fin de l'accord avec l'Iran risque de faire grimper le prix du pétrole

Le retour des sanctions américaines contre l'Iran risque de faire baisser les exportations pétrolières de la République islamique, faisant mécaniquement augmenter le prix du baril, qui déjà triplé en un an et demi.

Donald Trump a annoncé mardi le retrait des États-Unis de l'accord sur le nucléaire iranien et le rétablissement des sanctions économiques. Ce contexte risque de mettre un coup de frein aux exportations pétrolières de l'Iran. Actuellement, la République islamique envoie - majoritairement vers l'Europe et l'Asie - environ 2,5 millions de barils par jour, contre moins d'un million avant l'accord iranien signé en 2015. Or, si l'offre baisse, mécaniquement le prix du baril va augmenter.

Ce mercredi matin, le baril coûtait 76 dollars. Son prix a triplé en un an et demi. S'il grimpe encore, risque-t-on un nouveau choc pétrolier? Sans doute pas, le baril est encore loin de la barre des 100 dollars qu'il avait franchi il y a quelques années. Si le prix est monté ces derniers temps, cela est dû à la bonne santé de l'économie, à la reprise de la croissance, qui augmente la demande de pétrole.

L'Arabie saoudite prête à augmenter sa production?

L'Arabie saoudite, premier exportateur mondial et soutien déclaré de la décision américaine, a annoncé qu'elle allait prendre toutes les mesures nécessaires pour empêcher des pénuries d'approvisionnement en pétrole après le retrait américain. Le royaume, qui pompe actuellement environ 10 millions de barils par jour, a la capacité de pomper quotidiennement environ 12 millions de barils.

Riyad "travaillera avec les principaux producteurs de pétrole à l'intérieur et à l'extérieur de l'Opep, ainsi qu'avec les principaux consommateurs, pour limiter l'impact de toute pénurie d'approvisionnement", a déclaré mardi soir le ministère saoudien de l'Énergie dans un communiqué.

J.-C.C. avec AFP