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Isabelle Kocher ne devrait pas être nommée présidente d'Engie

Selon le JDD, Isabelle Kocher espère encore faire changer d'avis les membres du conseil d'administration.

Selon le JDD, Isabelle Kocher espère encore faire changer d'avis les membres du conseil d'administration. - Eric Piermont - AFP

La directrice générale d'Engie aurait été informée de cette décision par un coup de fil de Bercy, croit savoir le Journal du Dimanche.

Isabelle Kocher, la directrice générale d'Engie, ne devrait pas prendre le fauteuil de Gérard Mestrallet, affirme dimanche le Journal du Dimanche. Le successeur doit être nommé le 8 mai lors de l'assemblée générale d'Engie. Le journal indique qu'Isabelle Kocher "aurait été informée de cette décision par un coup de fil de Bercy".

En mai 2016, la fonction de PDG du groupe avait été dissociée entre les fonctions de président et de directeur général, un rôle endossé par Isabelle Kocher. Mais elle devait à terme "récupérer les deux fonctions".

Selon le JDD, le conseil d'administration dans lequel l'Etat joue un "rôle déterminant" - il détient 24% du groupe - a indiqué en décembre qu'il souhaitait le maintien d'un tandem. "Dans cette hypothèse, la directrice générale (..) se verrait confirmée à son poste", selon cette source.

La dirigeante a fait un "très bon travail à la tête d'Engie"

Interrogée dans "Le Grand Rendez-vous" (EUROPE 1/LesEchos/CNEWS), Isabelle Kocher a répondu: "Ce n'est pas à moi d'en décider". "Si un président nous rejoint et parce qu'il est complémentaire, parce qu'il est convaincu du projet (de transformation d'Engie, ndlr), il nous aide à l'accélérer, j'en suis ravie", a-t-elle affirmé, saluant par ailleurs l'action de Gérard Mestrallet à la tête du groupe, qu'elle a qualifié de "grand bâtisseur". Des rumeurs régulières font état de tensions entre les deux dirigeants.

"Il se trouve que le conseil d'administration d'Engie a décidé de dissocier les fonctions de président du conseil d'administration (de celle) de directeur général, respectons les choix de la gouvernance", a pour sa part déclaré sur BFM le ministre de l'Economie Bruno Le Maire. Il a affirmé que la dirigeante avait fait un "très bon travail à la tête d'Engie" et avait "la confiance de l'État".

Selon le JDD, Isabelle Kocher espère encore faire changer d'avis les membres du conseil d'administration. Le journal ajoute que "celui qui s'opposerait à ce qu'elle obtienne les pleins pouvoirs s'appelle Emmanuel Macron".

La rédaction avec AFP