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En Chine, 4.000 décès par jour seraient liés à la pollution

La pollution atmosphérique serait responsable de 4.000 décès par jour en Chine. (image d'illustration)

La pollution atmosphérique serait responsable de 4.000 décès par jour en Chine. (image d'illustration) - STR - AFP

Selon une récente étude menée par l'Université de Berkeley, en Californie, 1,6 million de Chinois meurent chaque année des conséquences de la pollution atmosphérique du pays.

Les conclusions des recherches effectuées par le groupe de recherche indépendant  Berkeley Earth à la tête duquel se trouvent les deux scientifiques américains Richard Mullet et Robert Rohde font froid dans le dos. Selon eux, 1 décès prématuré sur 6, en Chine, est lié aux conséquences de la pollution. 

Leurs travaux, à paraître la semaine prochaine dans la revue scientifique Plos Onene sont certes pas les premiers à mettre en évidence la qualité de l'air dégradée qu'offre ce pays à ses habitants.

Pourtant, pour la première fois, les calculs effectués démontrant le lien de cause à effet entre la pollution et les divers problèmes de cœur, de poumons ou d'accidents vasculaires cérébraux qui affectent les Chinois ont été réalisé sur la base de données directement fournies par les autorités chinoises. 

L'usage du charbon particulièrement pointé du doigt

Auprès de l'agence de presse américaine Associated Press, Robert Rohde a indiqué que 38% de la population chinoise était exposée à une qualité de l'air jugée "malsaine" par l'Agence américaine de l'environnement. Pour illustrer les propos de son confrère, Richard Muller explique que lors de son dernier voyage à Pékin, selon ses calculs, il perdait chaque heure "environ vingt minutes d'espérance de vie." Et d'ajouter que cela revient à "fumer une cigarette et demie par heure ou deux paquets par jour."

La pollution atmosphérique chinoise est essentiellement due à l'usage du charbon. Ce minerai est omniprésent dans l'économie locale. Il apporte 64% de l'énergie du pays et est particulièrement utilisé dans l'industrie, la construction et par les particuliers à des fins de combustible domestique. 

Toutefois, les autorités ont prévu l'arrêt de centaines de centrales à charbon d'ici à 2017 afin de faire plus de place dans leur mix énergétique au gaz ou aux énergies renouvelable. Pékin étant particulièrement friand de l'éolien et du solaire. 

A propos de la méthodologie utilisée : 

Quatre polluants parmi lesquels les particules fines, le dioxyde de soufre, le dioxyde d'azote et l'ozone ont tout d'abord été quantifiés. Les résultats ont ensuite été transposé - selon un modèle de l'Organisation mondiale de la santé - en taux de mortalité. Une donnée qui inclut cinq types d'affections : les AVC, les maladies coronariennes, les cancers du poumon, les infections des voies respiratoires et les broncho-pneumopathies. 

Antonin Moriscot