BFM Business

EDF va construire de nouvelles centrales nucléaires en France

LE PDG d'EDF, Jean-Bernard Lévy, était l'invité d'Hedwige Chevrillon dans Le Grand Journal ce 12 février.

LE PDG d'EDF, Jean-Bernard Lévy, était l'invité d'Hedwige Chevrillon dans Le Grand Journal ce 12 février. - BFM Business

Jean-Bernard Lévy, le PDG d'EDF, a détaillé sur BFM Business ce 12 février les défis auxquels va être confronté le groupe dont il a pris la présidence fin 2014.

EDF a publié ses résultats annuels ce jeudi 12 février. Des résultats jugés "positifs" par le nouveau PDG du groupe, Jean-Bernard Lévy, sur BFM Business. Reste que, si "EDF est capable de financer ses investissements d'aujourd'hui, et de rémunérer ses actionnaires, notre dette augmente chaque année". Sur la seule année 2013, le trou dans les comptes s'est élevé à 4 milliards d'euros, explique le dirigeant de l'énergéticien français. 

Dans ces conditions "allons-nous être capables de financer les deux grands engagements d'avenir: la transition énergétique et le grand carénage (la modernisation des centrales nucléaires pour allonger leur durée de vie)", se demande-t-il. 

Le PDG d'EDF refuse à ce jour d'évoquer combien pourrait coûter la transition énergétique. Il y a encore trop d'inconnu sur la composition du mix énergétique visé. Il est plus précis sur la rénovation des centrales. "Au lieu des 3 milliards dépensés par an pour les entretenir, nous allons dépenser 5 milliards en moyenne sur les 10 ou 12 prochaines années. Donc le coût total sera de l'ordre de 55 milliards d'euros jusqu'en 2025". Des chantiers qui "seront engagés à partir de 2018", ajoute-t-il.

La voiture électrique va générer davantage de besoins en électricité

En outre, EDF devra lancer de nouveaux chantiers sur le front du nucléaire. "Il est indiscutable qu'à un moment donné, nous allons construire de nouvelles centrales". Et de lister les nouveaux besoins: voiture électrique qui va remplacer celle à essence, chauffage électrique pour remplacer celui au fioul, etc. "Tous ces facteurs font que, à une date difficile à planifier, nous lancerons le chantier de nouvelles centrales parce que nous en aurons besoin".

Quant au prix des EPR "nous travaillons avec Areva à en faire baisser le coût". Et justement, quid d'un éventuel rapprochement avec Areva, dont la presse s'est fait l'écho ces derniers jours? Emmanuel Macron a reçu coup sur coup les dirigeants des deux groupes. Le ministre de l'Economie "nous a demandé cde faire en sorte que nos relations s'améliorent. Je lui ai expliqué que nous avions lancé trois groupes de travail destinés à améliorer l'efficacité opérationnelle des multiples relations qui existent entre Areva et EDF". Mais des coentreprises "ne sont pas à l'ordre du jour", s'est borné à répéter Jean-Bernard Lévy. 

N.G.