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Ce capteur connecté mesure la qualité de l'air que vous respirez

Mis au point par la start-up parisienne Plume Labs, le boîtier Flow indique en temps réel à ses utilisateurs s'ils respirent ou non un air pollué.

La lutte contre la pollution passera par l'innovation technologique. Alors que la France connaît des pics de pollution à répétitionRomain Lacombe, co-fondateur de la start-up Plume Labs en est convaincu. À l'occasion de l'édition 2016 du CES de Las Vegas (États-Unis) son entreprise, qui vient de lever 4 millions d'euros, a reçu le prix de l'innovation pour son étonnant capteur connecté. Baptisé "Flow", cet objet, "un capteur individuel de pollution" permet de mesurer en temps réel la qualité de l'air respiré.

L'appareil, qui ne mesure que quelques centimètres, peut se fixer sur un sac à dos ou une poussette et ainsi accompagner son utilisateur tout au long de la journée. Le boîtier est doté de 12 leds, symbolisant les 12 dernières heures de fonctionnement, dont la couleur varie du bleu à l'orange afin d'indiquer à l'utilisateur le degré de pollution auquel il est confronté. Géolocalisé, ce dernier peut également prendre connaissance, sur son smartphone, de la qualité de l'air qui l'entoure grâce à l'application adossée à cet objet connecté.

Obtenir des mesures de plus en plus précises

"Tout l'intérêt de cet objet est de répondre à la question: qu'est-ce qu'on respire quand on vit à Paris, ou ailleurs?" indique Romain Lacombe. "La pollution change énormément d'une rue à l'autre, d'un mode de transport à l'autre, de l'intérieur à l'extérieur" précise-t-il. En outre, le co-fondateur de Plume Labs estime que les grandes villes "n'abordent pas de la bonne façon le problème de la pollution". Selon lui, le nombre de capteurs réglementaires n'est pas suffisant "pour savoir ce que l'on respire vraiment dans sa rue". 

La commercialisation du produit n'a pas encore débuté en France, mais "100 premiers bêta-testeurs" l'utilisent déjà à Londres, où la start-up s'était appuyée en mars 2016 sur une inédite "patrouille de pigeons" pour mesurer la qualité de l'air. "Plus on aura de capteurs et plus on aura de personnes qui utilisent cet objet et mieux on pourra cartographier la pollution et montrer les endroits où l'on respire le mieux en ville" souligne Romain Lacombe.

A.M. avec Anthony Morel