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Richemont parvient enfin à vendre le maroquinier Lancel

Le numéro deux mondial du luxe, propriétaire de Cartier et Van Cleef & Arpels, est parvenu à vendre la marque de sacs dont il ne parvenait pas à relancer les ventes. Le montant du rachat par l'italien Piquadro n'a pas été communiqué.

Comme annoncé en mars dernier, le groupe suisse Richemont, numéro deux mondial du luxe, a vendu Lancel à l'italien Piquadro, pour un montant non communiqué. L'occasion pour la marque de maroquinerie française de repartir sur de nouvelles bases.

Richemont a plusieurs fois cherché à vendre Lancel avant d'y parvenir. Pour le spécialiste de l'horlogerie et la joaillerie, la marque de maroquinerie ne constituait pas un actif stratégique. D'autant que la griffe cumulait les difficultés depuis près de vingt ans.

Fondée en 1876 à Paris par Angèle Lancel, la marque de sacs à main s'est fait connaître notamment pour un de ses modèles créés en hommage à l'actrice française Brigitte Bardot. Entrée dans le giron de Richemont en 1997, elle n'a pas réussi à se renouveler.

Dépendance au marché français

Les PDG se sont succédés à sa tête, et ses ventes reculaient. Entre 2012 et 2015, les pertes se sont accumulées sans qu'une restructuration et les nouvelles collections ne suffisent à relancer sa désirabilité.

Aujourd'hui, les analystes évaluent son chiffre d'affaires entre 130 et 150 millions, quand la maroquinerie reste la vache à lait des autres groupes de luxe comme LVMH. La faute, sans doute, à la trop grande dépendance de Lancel au marché français, en dépit de son succès en Russie et de ses projets en Chine et au Moyen-Orient.

En 2013, Richemont n'avait pas réussi à lui trouver un repreneur, car il en demandait trop. Aujourd'hui, le groupe qui vient de créer pour la première fois de son histoire une marque de montres, va pouvoir poursuivre son recentrage sur l'horlogerie et la joaillerie. L'an passé, la maison-mère de Cartier et Van Cleef & Arpels s'était déjà séparé de Shanghai Tang, une griffe spécialisée dans les produits de luxe chinois, qui peinait à trouver sa place dans son portefeuille de marque. 

Karine Vergniol, édité par N.G.