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Perdriel cherche un actionnaire pour "le Nouvel Obs"

Denis Olivennes, Claude Perdriel, Stéphane Richard et Pierre Louette présentant leur offre de rachat du 'Monde' en 2010

Denis Olivennes, Claude Perdriel, Stéphane Richard et Pierre Louette présentant leur offre de rachat du 'Monde' en 2010 - -

Le propriétaire de l'hebdomadaire, âgé de 87 ans, cherche un investisseur qui pourrait être majoritaire. Selon lui, un rapprochement avec "Le Monde", un temps évoqué, aurait du sens.

Claude Perdriel prépare sa succession. Agé de 87 ans, le propriétaire du Nouvel Observateur a indiqué, vendredi 6 décembre, lors d'un conseil de surveillance, qu'il cherchait de nouveaux actionnaires.
Dans Le Figaro de ce lundi 9 décembre, il précise: "je cherche, dès maintenant, un ou plusieurs actionnaires qui prennent une partie du capital, majoritaire ou minoritaire, du Nouvel Observateur. Je ne suis pas en train de vendre le journal. Je cherche une ou plusieurs personnes qui, si possible, me ressemblent et qui puissent garantir l'indépendance éditoriale et la ligne politique sociale-démocrate du journal. Ces investisseurs pourraient participer à une augmentation de capital de 5 à 6 millions d'euros dans Le Nouvel Observateur".

Niel, Granjon, Beffa... mais pas Bolloré

Au passage, il précise "ne pas avoir eu de contacts" avec Vincent Bolloré. Mais il indique qu'un rapprochement avec Le Monde "aurait du sens". Et avoue "avoir une grande admiration pour Xavier Niel. Je suis reconnaissant pour ce qu'il a fait pour Le Monde. Xavier Niel me ressemble, c'est un industriel amoureux de la presse. De plus, il est capable de mobiliser beaucoup de monde autour de lui, dont son ami Jacques-Antoine Granjon qui est aussi le mien. Un homme comme Jean-Louis Beffa pourrait aussi fédérer autour de lui un groupe d'investisseurs".

Enfin, Claude Perdriel précise que le news magazine "'a perdu environ 7 millions d'euros en 2013. Mais il sera légèrement bénéficiaire en 2014".

Groupe coupé en deux

Ces investissements sont recherchés pour le seul hebdomadaire. Précisément, la société éditrice de ce dernier a vendu pour 17 millions d'euros quatre filiales (Challenges, Sciences et Avenir, le site Pourquoi docteur et la régie MediaObs) à la holding du groupe, SFA-PAR, détenue par Claude Perdriel et son épouse, Bénédicte.

Réciproquement, ont été apportés au Nouvel Obs pour 5 millions d'euros, le site Rue89, Néalis (éditeur du service de conjugaison sur Nouvelobs.com) et la filiale Support PA. Ces opérations ont réduit la dette de l'hebdomadaire de 14 à 2 millions d'euros.

Résultats en recul pour Rue89

Interrogé sur Rue89, Claude Perdriel répond: "je ne regrette pas de l'avoir racheté mais, financièrement, il est évident que je n'ai pas fait une bonne affaire!"

Rappelons que Rue89 avait été racheté en 2011 pour 7,5 millions d'euros. En 2012, le site a doublé ses pertes (à -1,2 million d'euros) sur un chiffre d'affaires en recul de 14% (à 1,8 million d'euros), indiquent ses comptes.

Jamal Henni