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Football : les meilleurs clubs de ligue 1 ne sont pas les plus rentables

Le FC Lorient possède des comptes sains mais est régulièrement à la peine sportivement.

Le FC Lorient possède des comptes sains mais est régulièrement à la peine sportivement. - Franck Perry - AFP

Selon une étude menée par trois professeurs de finance, les clubs les plus performants sportivement peinent à maintenir des comptes sains. A deux exceptions près.

Au sein d’un football français encadré, régulé, et même parfois critiqué pour sa rigidité, les meilleurs sur le terrain ne le sont pas sur le plan financier. C’est le constat effectué par trois professeurs d’Audencia Nantes Ecole de Management, via une étude publiée ce lundi. Celle-ci établit le classement des 13 équipes de Ligue 1 présentes lors des saisons 2010-2011, 2011-2012, et 2012-2013, en fonction de trois critères : performances sportives, économiques et financières.

Rien ne sert de s’attarder sur l’aspect sportif, puisqu’il s’agit simplement du classement de la Ligue 1 lors de chaque saison.

La dimension économique, elle, prend en compte les chiffres d’affaires des clubs liés à la billetterie, au sponsoring, et au merchandising (les droits TV, principale source de financement des clubs, en sont exclus) mais aussi leurs évolutions. Le Paris Saint-Germain tire logiquement son épingle du jeu, occupant la première place lors des saisons 2011-2012 et 2012-2013. Soit les premières années de l’ère qatarie, signe que la situation est partie pour durer.

L'exploit de Montpellier

Le principal enseignement de l’étude se trouve dans un autre classement, évaluant la performance financière des clubs en termes de solvabilité, de rentabilité et de liquidité. Où l’on s’aperçoit que les plus vertueux peinent à émerger sportivement.

A deux exceptions près : lors de la saison 2012-2013, le PSG figure en effet dans les quatre premiers de chaque classement, résultat notamment de l’application du fair-play financier. Plus impressionnant encore: Montpellier, club le plus performant financièrement en 2011-2012 tout en ayant fini…champion de France.

Hormis ces deux cas précis, une bonne performance financière garantit plutôt une place en milieu de tableau, à l’instar de Toulouse, Sochaux et Lorient, trois clubs régulièrement situés dans le Top 4. Preuve que l’encadrement des clubs entraîne parfois un défaut de compétitivité, et que les plus vertueux ne sont pas toujours récompensés.

Source: Audencia - BFM Business

Y.D.