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Des marques de luxe fuient l’Argentine

Le magasin Ralph Lauren de Buenos Aires avant que le couturier américain ne quitte l'Argentine

Le magasin Ralph Lauren de Buenos Aires avant que le couturier américain ne quitte l'Argentine - -

Le couturier Ralph Lauren a annoncé, mardi 21 août, avoir quitté Buenos  Aires, fatigué des contraintes commerciales imposées par le gouvernement sur les importations. Armani et Yves Saint-Laurent l’ont précédé et le joailler Cartier pourrait lui emboîter le pas.

Les grands noms du luxe ferment boutique en Argentine. La dernière en date est Ralph Lauren. Le couturier américain a en effet quitté, mardi 21 août, le petit hôtel de la célèbre avenue Alvear, rendez-vous de la haute couture de Buenos Aires. Avant lui, Armani, Escada ou encore Yves Saint-Laurent avaient déjà plié bagage.

Et, selon la presse locale, le joaillier français Cartier pourrait également fermer boutique dans le pays. La raison : leurs affaires en Argentine deviennent de moins en moins rentables. Cette année, le pays a encore renforcé ses mesures réglementaires destinées à préserver son excédent commercial.

Ainsi, pour les groupes étrangers qui s'installent en Argentine, il est désormais obligatoire d'exporter des produits argentins pour un montant équivalent à celui des biens qu'ils importent.

L'Argentine, troisième marché du luxe d'Amérique du Sud

Certains ont trouvé la parade. L’entreprise italienne Ermenegildo Zegna exporte ainsi en Europe de la laine de Patagonie. Le Français Lacoste a, lui, ouvert une usine de textile sur place.

Des efforts qui peuvent valoir la peine, tant le marché du luxe argentin est loin d’être négligeable. Toujours en croissance, il est le troisième d’Amérique latine, après le Brésil et le Mexique.

Karine Vergniol et BFMbusiness.com